ET DES FABLES!blêmes naturels des termes de la course du soleil, nousle ferons fur un signe intermédiaire qui partage en deuxégalement la course de l’astre du jour. Entre ces deuxlimites qui fixent le terme des plus longs jours, 6c desjours les plus courts, il doit naturellement s’en trouverun qui détermine un point important, celui de l’égalitédes jours 6c des nuits , qui a lieu dans tous les pays,ôc qui a été remarqué chez tous les peuples du monde.Effectivement, dans le Zodiaque la division qui répond àce point intermédiaire, est marquée par une balance, sym-bole le plus expressif 6c le plus fi m p le de l’égalité.Manilius, Liv. III, v. 3 11 6c 440, en fait le caractère de laJustice. Cette idée se présente si naturellement, qu’elle n’apoint échappé aux ancierîs ; 6c Virgile , en parlant deî’équinoxe, où repondoit de son temps ce symbole astro-nomique , y fait allusion : Libra die somnique pares ubifecerit lioras. Georgique, Liv. I, v. 208 6c Manil. Liv. II, v.242, l’appelle Abquantem tempora libram. Mais quand cesAuteurs n en eussent pas fait supplication , le symboleest parlant ; on ne peut gueres supposer d’autre sens à cetemblème , 6c d’autre dessein aux inventeurs. Joignez àcela, que la distance de 90“ ou de trois signes, où laBalance est du Cancer 6c du Capricorne, prouve bienque ce n’est pas par hazard qu’elle occupe cette place ,ôc que fa position dans le Zodiaque , se trouve nécessai-rement déterminée par les deux symboles des solstices ; cequi ajoute encore un troisième degré d’évidence à l’inter-prétation que nous donnons de chacun de ces emblèmes, en-visagés seuls, 6c indépendamment de leur position respective.
On doit imaginer que l’état du Ciel, considéré relati-vement à la marche du soleil, dans le cercle de fa révo-lution annuelle , n’a pas dû être le seul objet qui aitoccupé les premiers Agriculteurs Astronomes. Le Zodiaquedevoit être autant un Calendrier rural, qu’un Calendrierastronomique ; ôc quand une fois on eut désigné le pointéquinoctial ôc les point solstitiaux, les autres divisions durentêtre relatives à l’état de la Terre dans chaque saison, oumême dans chaque mois ; de maniéré que le Cultivateur