3 p 2 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
tenir sur ses gardes : c’étoit le fidele moniteur , qui, tousles ans à la même époque, renouvelloit ses Avertisse-ment
La ressemblance de ses fonctions , avec les servi.cesque rend à l’homme le chien íidele, qui veille à fa garde,le fit comparer à cet animal ; on l’appella donc Y aflrc-chien ,ou cLaTpjcvm , nom qu’elle conserve encore aujourd’hui( Ccssius , pag. 259 ) ; ôc l’on peignit dans les étoiles decette Constellation l'image symbolique du chien. LesEgyptiens en firent leur Mercure Anubis, ou génie à têtede chien. Plutarque parlant de ce Mercure, appuie l’inter-prétation que nous donnons à ce symbole, ôc l’origine allé-gorique que nous lui supposons ( Plutarque de Ifid. & Osind. ,pag. 3 J 3 ) : Mercurium , nous dit-il, cancm vacant ob cu(lo-diendt & vigilandi fludium ac sapientiam , quâ amicumab inimico discernit. Sirius dans notre système , dut doncêtre la premiere Constellation extrazodiacale observée , ôctenir la premiere place parmi ces étoiles génies. Plutarque,dans le même ouvrage , confirme encore cette consé-quence , lorsqu’il nous dit : « Qu’Oromaze parsema le ciel» d’étoiles, ôc leur donna Sirius pour chef : Cœlum flellisdecorajj'e unamque ante alias tanquatn cujlodetn &speculatoremconfhtuijse Sirium *. Nous voyons pareillement dans leplanisphère des marbres de Farnese, Sirius, dont la tête estornée de plusieurs rayons lumineux, qui semblent caracté-riser le roi d es Constellations. Les Ethiopiens, au rapportde Plutarque, rendoient au chien tous les honneurs qu’onrend à un Roi, ôc lui en donnoient le titre ( Plut. ad-rverjus Stoïcos, pag. 10 >9). Voici le passage : » Gentemesje aiunt Ethiopum , cui Canis regnet , Rexque appelletur ,& facris , & honoribus regiis colatur. Viri autem obeant prin~cipum & magijìratuum munïa. .. . Et quideni canem illamnemo interfìctt JEt/nopum , jed veneratione excultus fedet. Lechien à qui on rendoit ce culte religieux, est le même
* Ce passage dc Plutarque pourroic aussi fe rapporter au temps où Siriusfixoit, toit l'équinoxe de printemps par son çouchçr, soit le solstice d’éié parson lever hcliaque.
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