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sans doute , qu’on adoroit en Egypte, comme le symbolevivant du chien céleste ; ôc le titre de Roi qu’on lui donnoitici , lui appartenoit comme au génie , qui étoit censéavoir présidé au commencement de la grande période,& donné l’impullìon à toute la sphere.
On ne doit pas être étonné que nous empruntions icide l’Ethiopie des argumens en faveur de l’AstronomieEgyptienne ; car nous sommes persuadés que c’est del’Ethiopie que font sortis les inventeurs de l’Astronomieétablis en Egypte. La latitude de 23°, que nous avons suppo-sée pour le lever de Sirius, le jour du solstice d’été, lorsquele Capricorne occupoit ce point, répond aux limites del’Egypte ôc de l’Ethiopie. Nous devrions peut-être attri-buer plutôt à l’Ethiopie qu’à l’Egypte, l’invention desSciences astronomiques ; mais nous avons nommé lesEgyptiens, parce qu’ils font plus connus, 6c ont laissé leplus de monumens dans les derniers âges ; mais quand il estquestion de fixer l’époque de l’invention du Zodiaque, ondoit toujours entendre par l’Egypte , la partie qui est ai>dessus de Thebes : Quin etiam antiquitus tota JEgyptus urbe ,quarn Thcbas vocant , conflabat ( Ariftote , météorologie , Liv.I, chap. 14) ; c’étoit aussi vers Syenne, qu’étoit vérita-blement l’ancieime Egypte ; les provinces inférieures , ainsique la basse Egypte, étoient moins anciennes. Les Egyp-tiens eux - mêmes appelloient celle-ci un don du Nil{ Hérodote, Liv. II, chap. 5 ).
Quoi qu’il en soit, nous supposons que l’Astronomieest née fur les rives du Nil, à 23° environ de latitude,& quelque dénomination qu’on donne aux habitans dece climat, il n’en résulte aucune différence pour les preuvesphysiques qui entrent dans notre système. Lucien {de(iflrologid , pag. 985 ), fait naître les Sciences astronomi-ques en Ethiopie ; 6c delà descendre en Egypte : Atkio-pe:> primum hanc rationem mortalibus tradiderunt .. no minaòtellu mdi.de r uni , non quœgjsent utcumque nomina Jed rerutnsigna , quemadmodum putabant. Hœc igitur iti cœlo perce-perunt Athiopcs. Poflea finitimis JEgyptiis imperfedam artemtradiderunt. Ce passage de Laçien s’accorde parfaitement
Tome IV, D d d