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columnis propagaffe. En cela il est d’accord avec Macrobe& Lucien. On attribuent à Hermès la division du Zodia-que ( Syncelle , pag. 40 ).
Martianus Capella ( Satyric. Liv. VIII, pag. 274 ) ,introduit l’Astronomie, qui dit d’elle - même : Per im~menja Jpatia Jccculorum, ne profana loquacitate vulgarer ,ALgyptiorum clausa aiytìs occulebar.
M. Court de Gebelin ( tom. IV, pag. 11 ) convientqu’on apperçoit encore à présent dans les Calendriers despeuples du Nord , des rapports surprenans avec le Ca-lendrier Egyptien ; ce qui suppose , dit-il, une originecommune antérieure au temps des premiers Chaldéens,dont on cite des Observations astronomiques depuis plusde 1900 ans avant Alexandre le Grand *.
Je pourrois citer une foule d’Auteurs qui attestent lemême fait ; & fi leur suffrage ne prouve pas la vérité quej’avance, il prouve au moins qu’elie n’est point un pa-radoxe , St que je fuis d’accord avec le plus grand nombredes Historiens.
L/Aílronomîe est donc née en Égypte ; & il paroît quetous les peuples qui ont eu une Astronomie, 1 ont tiréeou des inventeurs de cette science, ou des peuples quil'avoient reçue de l’Egypte. L’univerfalité des noms desdouze signes, qui font les mêmes en Egypte, dans l’Inde,dans la Perse, dans la Phénicie, dans la Grèce dansTItalie , décele une source commune.
Les Chinois fembleroient d’abord faire une exception à laréglé: néanmoins on apperçoit dans leur Astronomie moder-ne les traces de l’ancienne Astronomie. La révolution qu 'asubi chez eux cette science , ne nous permet pas de trou-ver un accord parfait dans leur Zodiaque, & dans leurs
* M. Bailly , A(Iron. ancien, tom. I, pag. 18 1 , reconnoîc que les Egyptiensavoient pour témoins de l’ancienneté de leurs découvertes astronomiques, leur»pyramides parfaitement bien orientées, l’année de 565 jours un quart , connuecitez eux dés la plus haute antiquité, & la découverte du vrai mouvementde Mercure & de Vénus , & que l’Astronomie dut y être établie , au moinsjoco ans avant l’Ere Çhrétienne,