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Tome quatrième.
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ET DÈS FABLES. 43?

Le culte rendu à larne de la nature, uni au culte du cc culte a étésoleil, de la lune, des astres, &c des autres agens de la chez tous les peu*divinité, a formé la religion de presque tous les peuples rks 'de lUnivers. Les Grecs dès la plus haute antiquité na-doroient que le soleil, la lune ôc les étoiles , suivantPlaton. Hérodote nous assure que presque tous les Dieuxde la Grèce venoient dEgypte,, suivant Chérémon,on adoroit les astres. Le même Hérodote nous dit quecette religion étoit aussi celle des Perses, cest-à-dire ,dun peuple conquérant qui avoit subjugué une partie delAírique ôt presque toute lÁsie ; que cétoit celle desAfricains, ôc celle des Scythes qui occupoient une vasteétendue de pays au nord de lAíie.

Eusebe assure que cétoit la religion des Phénicien»qui lavoient portée aux extrémités de lUnivers à la fa-veur dun commerce, qui embrassoit tout le monde connu.

Phœniccs quilein & JEgypûos omnium principes soli , lunce-fie fiel lis divinitatem tubuisse , vulgatutn efl, lisque sohs re-rum omnium omis& inwitus caujam o [signa f c j deindè vc.ro ^quœ passim ubique jaclantur , ©íovroi/ot? Qioyo'in ls , in

mundum invexijjc. Eusebe dit donc que la plupart de?

Théogonies - répandues dans lUnivers, étoient venues de»

Phéniciens ôc des Egyptiens, ôc que ces peuples adoraientcomme Dieux le soleil, la lune ôc les astres, ôc les re-gardoient comme les causes uniques des générations &des destructions qui soperent dans la nature. II est donc'clair que cest par le soleil, la lune & les astres- qu il fautexpliquer les Théogonies de ces peuples , ôc celles detous les autres peuples qui ont emprunté deux- leurs fa-bles ingénieuses.

Eusebe ajoute quavant eux on navoit point porté se»

Hées au-delà des phénomènes célestes ; excepté un petit'nombre dhommes fameux chez les Hébreux, qui sétoientélevés jusquau Créateur. II saut convenir cependant quEu-sebe a été trop loin, en assurant que les hommes navoientpoint élevé leur esprit au-delà du monde visible. LeíTimée de Platon, qui admet les génies distribués dan»