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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. 44#» prennent l’Agneau , le Taureau & les Gémeaux. En~» fuite, ils resterent encore trois mille ans fur la terre» fans éprouver ni peine , ni contradiction, & ces trois» mille ans répondent au Cancer, au Lion & à l’Epi. Après» cela, au septième mille, répondant à la Balance, le mal» parut ; l’homme sc nommoit Caiomorh. Les astres com-» mencerent à fournir leur carrière au commencement» du mois Farvardin, ce qui est le Neurouz, & par la ré-» volution du ciel , le jour fut distingué de la nuit »( Zmd-Avejla, tom. II. pag. z 5 z ).

Ces trois mille ans font trois mois, comme on le verrabientôt ; le nom de Caiomorh que l’on donne ici à l’hommenouvellement créé lignifie l’homme du Boeuf : en PelhviGuimoard, de Gao Bœuf & de Mardhovnmt. Cet homme ,difent-ils, a été le commencement des générations. Sonlever héliaque fixoit le départ des sphères & du temps.

Selon les Indiens , l’homme contemplatif élevé parles rayons du soleil arrive dans le paradis de Brama poury jouir de plaisirs inexprimables, au moment où le soleildirige fa course vers le Nord (voyez le Bagavadam, Liv.VIII, & 1 ’E^our-Vedam, tom. II, pag. 222 ).

Les noms des Constellations qui figurent dans la Cos-mogonie du Zend-Avesta, ne permettent pas de douterqu’elle ne soit toute astronomique. La création y estfixée à l’équinoxe de printemps ; l’introduction du malà celui d’automne , & tout cet intervalle est l’âge d’orôt du bonheur. C’est évidemment une description del’état de la nature dans nos climats tempérés. La terreouvre son sein au printemps : Vere tument ternv , &c. secouvre de verdure, de fleurs & les arbres de feuillages.Tout produit : l’homme semble être dans ce moment lefavori des cieux. Au septième mois la nature entre dansson repos après que l’homme a fait les dernieres récoltes ;l’hyver arrive, le froid commence à se faire sentir, leciel sc couvre de nuages, les vents se déchaînent fur laterre ; toute la nature se dépouille de ses ofnemens, s'cn-gourdit, & rentre dans le chaos ôc dans Ta nuit.

Tome IV. L 11