ET DES FABLES. 4f i
les six autres mois, a dû frapper singulièrement les pre-miers hommes, ôc leur faire établir une distinction mar-quée entre les génies ou les astres qui leur annonçoientle printemps & l’été, & ceux qui ramenoient l’hiver.
Manilius compare Tétât de la nature à ces deux épo-ques :
Tune riget omnis âge r , clausum mare y condita cajlra ,
Nec tolérant médias hyemes horrentia fax a ,
Statque uno natura loco , paulumque quiefeit.
Liv. III, v. £41.
l^iílum ad fdera Brumtz ,
Exuperare diem jubet , & succumbere noûes . . .
Tum varios audet flores emittere Tellus ;
Tum pecudum volucrumque genus per pabula letta.
In venerem partumque ruit , totumque canora.
ISoce nemus loquitur ; frondemque virefeit in omnetn
Vtribus in tantum fignis naiuri movtiur.
v. *49.
(Test ce que nous avons vu dans Aristote : Acctdtnttnamque fole. generadonem fieri , & recedente corruptionem , &in tempore cequali viiemus ; ôc dans Hermès Trifmegiste :Muid sunt deemones & varii fub ajlrorum cuspide ordinati :sunt nonnulli ex bono & malo temperaá. Cette physiquen’est pas celle de TEgypte , ni de TEthiopie , ni mêmedes Provinces méridionales de la Perse. II faut se rap-procher du Nord pour trouver son berceau ; mais je necrois pas qu’il faille aller beaucoup au-delà du 4.5° de lati-tude. Au reste, de quelque pays qu’elle soit venue, elleest la base de toute la Théologie des Païens , mêmedes peuples les plus méridionaux , quoique Tapplicationastronomique qu’on en a faite , suppose souvent unelatitude telle que celle de TEgypte, de la Phénicie, oude la Perse ; néanmoins beaucoup de Fables qui semblentavoir été faites suivant le génie Egyptien , ne me paroiísentpoint Egyptiennes.
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