Distinction <trc lc soleil &gdiic solaire.
478 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
que Macrobe appelle : Totius A.therea flamnuc sons &adtniniflrator (Son?. Scip ., Liv. II, chap. 7). AulII plu-sieurs anciens Auteurs ont souvent confondu Hercule avecle soleil, quoiqu’il y ait une grande différence entre lesoleil & le génie solaire ou l’astre dans lequel l’ame dumonde est supposée placer son énergie , lorsqu elle imprimesa force motrice à la sphere du soleil, enfin l’astre quifixe Pépoque la plus importante de son mouvement an-nuel. Cette vérité a été démontrée plus haut dans l’ex-plication du passage d’Athenagoras , où il est clair quel’Hercule a qui on donne le titre de Dieu du temps,est YHercules Ophiuchus , de nos sphères. Tant qu’onnetablira pas cette distinction, jamais on n’expliquera lesFables solaires. II est vrai qu’on fit honneur au génie so-laire des travaux du soleil dont il diiigeoít la marche;n _ mais on ne peut pas réciproquement expliquer par le so-le leil tout ce qui est mis sous le nom du génie solaire.Les anciens eux-mêmes nous ont quelquefois marqué cettedistinction, ôc quelques-uns nous disent, non pas qu’Her-cule est le soleil, mais qu’il est l’intelligence qui conduitle soleil & semble voyager avec lui dans le Zodiaque :récriture elle-même dit de Dieu , in fole posuit tabernaculumJ'uum , ôt peint enfin cet astre sous la figure d’un héros,exultavït ut gigas ad çurrendam viam, &c. (Psalm. 18),Les Egyptiens , nous dit Plutarque , falndantur Hercu-culem in joie pofitum unà cum illo circumfari (de Isid. ),II en dit autant du génie connu sous le nom d’Apollon :Virtutem illam , quee pucessoli , dùm cïrcumserturALgyptdOrum , Grccci Apollinem vocant. Apollon n’étoit doncpas le soleil, mais le génie solaire. Plutarque ( De Py-thie. Oracul. , pag. 400) fait dire par un des interlocu-teurs : Tu Apollinem à sole alium censes? Omninò , in-cjuam , f c ut luna à fole disert. Veràm luna , tieque sape >neque omnibus folem occultât. Sol autem ferè apud omnesho mines , ut ignoretur A polio effecit, fnju intelligendamavertens ab eo quod ejl , ad id quod apparet. Cette idéerentre absolument dans la nôtre; nous prétendons quotadoit distinguer Apollon, ou l’astre génie, d’avec le soleil