ET DES FABLES. 519
derrlere les montagnes : cette pétrification est la mêmeque celle d’Atlas ou du Bootes, comme nous le prou-verons à notre article Atlas. Voilà donc trois aventures quise succèdent dans le même ordre que les levers des Cons-tellations qui ont monté le soir sur l’horizon, depuis lesolstice d’hiver ou le retour de Bacchus vers nos ré-gions.
Après la couronne se levent le Serpent ôc le Dragondes Hespérides, qui fournissent aux Géans 6c à Typhonles attributs de Serpent, comme nous lavons déja prouvéplusieurs fois, 6c le Scorpion céleste où étoit fixé l'em-pire de ce chef des Géans. Nous ne changeons point icinos déterminations : 6c le combat suivant va les confir-mer encore.
Après l’aventure d’Ariadne, Bacchus passe en Thrace(Liv. XLVIII), 6c Junon soulevé contre lui la terre qutarme contre Bacchus tous les Géans. Ce Dieu les combatôc les défait : on volt ici un combat de Géans qui pré-cédé Péquinoxe de printemps, ou le triomphe du Dieu dela lumière, tant à cause de la violente crise qu'éprouvela nature par les vents équinoxiaux , qu'à cause de l'as-cension des astres qui scmbloient les ramener, ôc qui enautomne fournissoient les attributs du mauvais génie. Cerapport du Dragon céleste avec la guerre des Géans, estconfirmé par Hyginus à l’article du Dragon céleste. « Non»» nulli dixerunt hune Draconem à Giganúbus Minerves ob -» jeelum , CÙm eos oppugnaret : Min&rvam verà arreptum» Dracontm contortum ad fidera jecijse & ad ipsum axem» cœli fixijse ».
Le Poème finit par les amours de Bacchus & â’Áura,fille de Péribœe, jeune Nymphe aussi légere à ia courseque le vent. D’abord il soupire inutilement pour elle, 6cconfie ses plaintes aux zéphirs du printemps. II emploiepour la tromper le même stratagème qui lui a livré labelle Nice ou Victoire : elle boit, s’endort, ôc devientmere de deux enfans. Bacchus prie Nice d’en confier lefoin à Telète, de crainte que la mere dans fk fureur ne