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Tome quatrième.
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E T D E S F A B L E S. ppjour où il se levoit héliaquement étoit celui de 1 équinoxe,jour où nous avons dit qu’en Egypte on célébrois une an-cienne fête en mémoire de l’embrâsement du globe.

Pendant tout le temps que dure le régné du feu,c’est-à-dire, tout l’été, le Cocher fe trouve le matin furl'horizon avec le soleil, jufqu’à ce qu’enfin l’astre du jour,après s’être approché le plus près du Nord, regagne l’é-quateur, & arrive à l’équinoxe d’automne ou au Scor-pion ; c’est le terme de la chaleur 6c de la course dePhaëton, qui alors fe couche le matin 6c difparoît fousl’horizon avant le lever du soleil : c’est précisément laroute que suit Phaëton dans la description qu’Ovide nousfait de ses écarts. II s’avance vers le Nord , 6c brûle deses feux l’Ourse, le Dragon 6c le Bouvier, 6c enfin revientau Scorpion, dont la vue effraye ses chevaux qui se pré-cipitent 6c Rapprochent de la terre, spatio terra propioreferuntur. Le jeune Phaëton foudroyé périt 6c tombe dansl’Eridan. Cet Eridan, dont il est ici question, est la Constellation de l’Eridan, dont le coucher précede de peu deminutes celui de Phaëton, ou du Cocher, qui est placé au-dessus. Ce fleuve, ou cette Constellation, porte encore,dans les Auteurs d’astronomie, le nom d ’Amnis Phaetontius ,comme on le voit dans Cassius, p. 228. C’est cette appa-rence astronomique, ce coucher du génie du printemps,accompagné de celui de l’Eridan qui fe fait le matin lors-que le soleil parcourt les étoiles du Scorpion, qui a don-né naissance a la Fable du jeune fils du soleil, dont onpleurait la chute en Italie, comme on pleurait la mortd’Osiris en Egypte, ôc de Thamuz ou d’Hercule en Sy-rie. Barbari ad EriJanum accolentes , dit Plutarque, atrisvefìibus amicli Phaëtontem lugent. Plutarque, qui ignoraitla véritable cause d’un pareil deuil, trouvait cette céré-monie singulière, & ajoute : Magis etiam , puto , ridicu-lum hoc juerit , fl horum ho/ninum qui vixerunt , pereuntePhaëtonte , nemine id curante , nad quinque aut decem poflcetatibus cepêre ejus gratiâ veflem mutare & lugere. Effective-ment il ferait difficile de rendre raison d’un deuil, qui se fe-rait perpétué si long-temps, s’il n’eut eu pour origine laT orne IV, X x x