55o ORIGINE DES CONSTELLATIONS
est aussi
nions qu’on avoit fur le Sarapis Egyptien, ou le Jupiterde Sinope, est vrai dans notre système. II est Jupiter, ou l amedu monde ; mais Jupiter terreflris & iriser nu s , c’est-à-dire,Pluton : il est Osiris, mais Osiris après fa métamorphoseen Sarap ; enfin il est l’Esculape des Grecs, symbole del’Esculape céleste. C’est le Serpent fameux qui rendoitdes oracles en Grèce ôc que Lucien dit être le Type vi-vant du Serpent qui est dans les Constellations {de Aflrol.tom. I, p. 993 ) : « Etenim nec ipsa oracula ab arte ajlrologicâ» erant aliéna... Et Draco sub tripode voceni edit, quoniam» inter jlellas Draco conjpicitur ».
L’Esculape des anciens avoit pour attribut caractéristique *non-seulement, le Serpent, comme Pluton 6c Sarapis,mais encore le Chien symbolique de Sarapis. II avoit sontemple à Rome dans l’Isie du Tibre, 6c pour attributs leDragon 6c le Chien « Quod A, uberibus Cams fit nu -» tritus ( Feft ., c. iq) ».
Comme Esculape Sarapis étoit le Dieu de la íànté,& on l’invoquoit dans les maladies ; cette derniere fonc-tion étoit celle du Dieu Esmun 6c Esculape, ou du Ser-pent céleste, considéré comme génie de l’équinoxe deprintemps qu’il fixoit par son lever acronyque. II est doncclair, d'après ce que nous venons de dire que l’Esculapebarbu, le Sarapis 6c le Pluton étoient la même divinité ,c’est-à-dire, l’ame du monde peinte avec les attributs du signeéquinoxial d’automne 6c du génie solaire des signes inférieurs.
On trouve Esculape uni au soleil 6c à la lune, auxIpheres de qui il présidoit {Aniiq. expliq. , tom. I, part.2 , pi. ,86, sig. 2 ) , 6c, comme dans la sphere, il a l’au-tel à ses pieds, Macrobe nous dit que les anciens pei-gnoient le soleil de printemps 6c celui d’automne fous destraits différens 6c des couleurs relatives au régné de lalumière 5c à celui des ténèbres. « ALgyptii Jolis Jìmulachra» pinnata Jìngunt , quibus color apud illos non unus efl,» Alterum enim coeruleâ fpecie, alterum clarâ Jìngunt. Ex» his clarum superum , & cœruleum inferum vocant : inferi» autem nomen soli datur , cum in inj'eriore hemijpheno , id» efl } hiemalibus Jìgnis cursum suum pcragit; Juperi , cum