TOME III. LIVRE XVII. 687
diagonale de ces deux directions, & cette diagonale estcourbe, parce qu’une des deux vitesses est retardée, ôcensuite accélérée tandis que l’autre est uniforme; ôc qu’on aparconséquent une suite de diagonales, qui font diffèrent -ment inclinées , parce que le rapport des côtés variecontinuellement.
Art. 2810 , pag. iSy.
Le P. Boscovich m’écrivoit en i? 6 < 5 , qu’il avoit ima-giné un moyen de voir si la vitesse de la lumière dansPair ôc dans l’eau est différente, en se procurant deuxmesures différentes de Paberration. II suppose sur un mêmeinstrument une lunette ordinaire , ôcune lunette dont le tubeseroit plein d’eau depuis l’objectif jusqu’au réticule ; celui-ci seroit formé par une plaque de verre, où l'on traceroitles lignes nécessaires pour observer la distance d’une étoileau zénit. La vitesse de la lumière étant augmentée, son rapportavec la vitesse de la terre deviendroit plus grand ; ilfaudroit parconséquent une moindre inclinaison dans cettelunette d’eau , pour que le rayon de Pétoile parvînt à laligne du réticule ; donc Paberration dans lunette d’eauseroit moindre ; donc elle donneroit la vraie distance auzenit plus ou moins cette nouvelle aberration ; & en re-tournant Pìnstrument on auroìt le double de cecte distanceplus ou moins le double de Paberration ; donc on obser-veroit la double distance dans une des lunettes , plusgrande que dans P autre du double de la quantité cìontPaberration de la lunette ordinaire surpassèrent Paberrationde la lunette d’eau.
On a objecté contre cette idée, que le rayon en sor-tant de la lunette d’eau, devroit perdre Paugmentation devitesse qu’il avoit acquise en y entrant.; mais on répondque le rayon arrivé une fois au trait du micromètre in-térieur, la direction de Pétoile est déterminée par-làmême ; le rayon intercepté ne fort plus , ôc il n’importeplus que les rayons en sortant de la lunette changent dedirection ôc de vitesse ;' ainsi l’inclinaison de la lunettesera toujours différente.
II paroît par le rapport de réfraction , de Pair dans