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Tome quatrième.
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7 i (5 SUPPLÉMENS POUR L’ASTRONOMIE ,conversion , comme l’a dit Jordanus Bruno *, ôc endernier lieu, Kepler, dans son Livre sur les mouvemensde Mars ; car fans cela je ne fais ce que nous ferions deces taches. Je ne fuis pas d’avis que ce soient des nuages ;je ne fuis pas non plus de l avis de ceux qui ont placéles comètes dans le íoleil, comme des émissaires destinésà y revenir bientôt ; j’aime mieux me taire fur tout celaque de parler au hazard ; je fuis même tenté de regarderce mouvement du soleil, comme la cause des autresmouvemens célestes , suivant les paroles d’Aristote , quidit dans ses problèmes , que le soleil est le pere ÔcFauteur des mouvemens. »

On volt par ces passages du Livre de Fabricìus , qu’ilétoit bien peu avancé fur la nature des taches que lehazard lui avait fait appercevoir ; Galilée alla bien plusloin , comme il étoit naturel de le prévoir.

Dans la Préface d’un Livre intitulé JJlorieiy Dimofba-çioni, intorno aile niacchic Jolar'u Roma 161 z, Galilée ditqu’étant à Rome au mois d’Avril r 6r i , il avoit lait voirles taches du soleil à plusieurs personnes dans le Jardinquirinal du Cardinal Bandini, ôc qu’il en avoit parléquelques mois auparavant à ses amis de Florence ; ce quiremonte à-peu-près au commencement de 1611 , ainsi queles premieres Observations de Fabricius, au lieu que Pano-nyme caché fous le nom d’Apelles (ou le P. Scheiner),me cite que des Observations du mois d’Octobre r 6 11.

On voit aussi dans FOuvrage de Galilée (pag. io),que Marc Velfer, Duumvir d’Ausbourg, avoit envoyé àGalilée le 6 Janvier 1612, les trois lettres qui portoientle nom d’Apelles , fur les taches du soleil, en lui de-mandant son avis à ce sujet. Galilée qui craignoit lesennemis des nouveautés, n’osoit qu’à peine s’expliquer,ôc encore moins faire imprimer lès idées fur les chosesqu’il n’avoit pas parfaitement approfondies. Cependant

* C'est celui qui fut brûlé comme convaincu d’athéiûne ou d’iKeligion«n 4 6 eo.