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Tome premier.
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i MEMOIRES

cette illustre maison de Valois : voire anéantir les anciens privilèges & immu--nités de l’Eglise Gallicane. Et afin qu’on n’estime que ce soit ici un discoursartificiel, & fait à plaisir , ceux qui se sont trouvés à l’ouverture d’un coffreappartenant à un nommé David, Avocat au Parlement de Paris (1) , lequelfit le voyage de Rome avec ledit Evesque, peuvent rendre témoignage dece qui en est. Davantage onsçaic que déja une partie de ce Conseil a esté exé-cutée, & que la pluspart des hommes remuans & factieux de ce Royaume »,s’atçendent à voir bientost le reste mis en effect. Or la fin à laquelle je tendsen publiant cet écrit est , à ce que d’un côté tout bon & naturel François«'oppose virilement à si pernicieux desseins , en y apportant ce qu’il con-noistra être à faire pour le bien 8 c défense de cet Estât : 8 c d’ailleurs que lesplus grands ne se laissent ainsi piper , par le pernicieux conseil des Estran-gers, qui n'estiment jamais bien establir leurs affaires que par la ruine , 8 csubversion de leurs voisins. De Lyon, ce 15 Novembre , 157 6. A Dieu.

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Quant aux affaires de France ,

conseils™ ’E s t (z) chose certaine, que íes guerres y ònt plus ap-cret de Ro- porté de dommage que d’avancement à la Sainte Eglise : quandce ne seroit que par la liberté d’escrire & de traiter à plaisir duSaint Siège, dont est advenu un endurcissement aux Héréti-ques , & un mépris & moquerie en la pluspart des Catholiques.-Aussi Tissue des victoires réduites à une paix honteuse & pré-judiciable à l'Eglise , a finalement fait paroistre , que combienue la race de Capet ait succédé à l’administration temporelle11 Royaume de Charlemagne , elle n’a point toutefois succédéà la bénédiction Apostolique assectée à la postérité dudit Char-lemagne tant seulement ; mais au contraire, que comme leditCapet usurpant la Couronne a violé par outrecuidance témé-

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(i) Jean David, Avocat au Parlement deParis , mourut à Lyon à son retour de Romeoù il étoit allé avec i’Evêque de Paris. C’é-tòit un Gascon , homme turbulent, mau-vais Avocat, décrédité même du côté desmœurs II se chargeoit des plus mauvaisescauses. Après fa mort, on trouva parmi sespapiers les Mémoires qu’il avoir dressés, ouqu’on lui avoir fournistendant à ôter laCouronne de France aux descendans de Hu-gues Capet , pour la transporter dans lamaison de Lorraine qui se prétendoit issuede Charlemagne. Les Hérétiques s’empare-rent desdits Mémoires, & on commençaales répandre en 1576 même. Cet extraitse lit ausli à la fin du Journal de Henri III,m Z ión, & eiuore cilieurs, Yoïsz kvBi-

bliothèque des Historiens de France , du P. >le Long , pag. 408.

(3) Tout ce discours est une déclamationinsensée contre ks droits & Fautorité de latroisième race de nos Rois. II est vrai qu’Hu-gues Capet dût à la diminution d’autorité ,où la seconde race étoit tombée , le chan-gement qui se fit en sa saveur , à l’exclusiondes Héritiers de Charlemagne , Sc q«e Char-les , Duc de la Basse-Lorraine, Fils de Louisd’Outre-mer , & Oncle de Louis V , parois-soit avoir seul par sa naissance droit à laCouronne. Mais la nation s'étoit réunie enfaveur d’Hugues Capet, qui ne tarda pasà être reconnu par-tout. II fut sacré & cou-ronné à Reims le 3 Juillet 387.