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^tellement & légitimement il est, ou d’en donner quelque “Marque, soit par un titre nouveau , soit par quelque ac-Cr oiíTement ou avantage, comme les susdits ont entrepris qui .lui ont armé Monsieur le Cardinal de Bourbon , Prince âgé de ^loixante-six ans , Prince hors d’espair & de mariage , èc de pos- 'térité pour être son heritier, comme si le Roi n’avoit plus qu’unan. ou deux à vivre pour lui susciter semence, comme si d’un.vieil estoc de Célibat, nous devoir plutôt sortir lignée, que d’unMariage vigoureux & florissant de sa Majesté : comme ainsifut toutes fois que ledit Seigneur Roi de Navarre , ne peutignorer les desseins que les susdits projettoient de long-temsc °ntre lui, les pratiques qu’ils faiCoiei.it clcdans les Villes 3 rneneesstu ils tramoient en Italie , & en Espagne, de 1 exclure avenant|a mort du Roi, du droit de succession en ce Roïaume, duquelH espere que Dieu lui fera la grâce , donnant longue vie au Roi,d.e n’avoir sujet de contester, s’asiùrant auísi que le droit & lasature lui voudroient donner, par toutes leurs Ligues 6c bri-gues ils 11 e pourroient l’cmpêcher de l’obtenir.
XXI.
Reconnoit franchement ledit Seigneur Roi de Navarre , quelong-tems a, il se seroit très bien'ap perçu des desseins des susditscontre le Roi èí son Etat, & supplie très humblement fa Ma-jesté de se ressouvenir desavertissemens qu’il lui en auroit donnésdès l’an mil cinq cent soixante-seize , lui ayant envolé certainsMémoires par un Gentilhomme exprès, qui aujourd’hui s’effec-tuent de point en point, Le dès lors commençoient à sc fonderlousde nom de Confrairie &; Ligue sainte : que tôt après lapaix de l’an mil cinq centsoixante-dix - sept, il auroit aussi vuFausser les bâtimens par les rem.ucmens qu’ils firent en-*j re les Etats suscités en diverses Provinces contre le servicede fa Majesté , si avant qu’ils y avoient voulu attirer ceux mêmede la Religion , en auroient traité avec îe très illustre Prince Ca-simir , Comte Palatin du Rhin , lequel ayant vu au fond deleurs desseins ( comme il de rcconnoítra toujours ) qu’ils préten-daient à l’Etat, “pour s’honneur & l’amitié que les siens & luiauroient de tout .teras'parté à la Maison de France, ny auroitvoulu entendteipìûs avaitt ; qué deptús , comme les affaires s’a-c heminoient pas à pas, auroit auísi découvert les traités qu’ilssoient en Italie & en Espagne, les deniers qisfls en tiroient,Aes propositions qu’ils y' faiíoient, les réponses qui leur çtoient