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Tome premier.
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177
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D E L A L I G U E. 177

gérance me peut plus rester qu’au désespoir. J’ai fait ouvertureà Votre Majesté en la Déclaration qui lui a été présentée dewa part, des plus équitables offres qui fe pouvoient faire pourpaix publique 8t générale , 6c pour votre repos , ÔC pour lesoulagement de vos Sujets , s’il est question de la Religion : maisstuelque bouclier qu ils en fassent, c est le point qui moins leurto Uche au cœur. J’ai acquiescé à un Concile libre. S’ils cher-chent des Sujets ( qu’ils n’ont pas certes sujet ni raison de de-mander ), j'offre de quitter mon Gouvernement , & toutesIes Places que je tiens , à condition qu’ils fassent le semblablePc>ur ne retarder la paix de cet Etat. Si c est moi qu ils cher-chent , ou st sous mon ombre ils troublent ce Roíaume, fansSue Votre Majesté en soit en peine , j’ai requis que cette que-j-ctle soit débattue d’eux à moi ; 6c pour abréger la miscre pu-blique , de leur personne à la mienne , je me fuis en somme,contre toute apparence de raison 6c tout sentiment de nature ,ac commodé à tous les commandemens de Votre Majesté. J’aiv oul u , outre le devoir, 6c nonobstant la disproportion de noshégrés ôc qualités , m’égaler à mes inférieurs , pour racheter depaon sang tant de malheurs , m’égaler à ceux que Votre Ma-jesté même avoir prononcés rebelles. Si j’ai ce malheur ( Sc jene le veux encore croire ) que Votre Majesté pastè outre en laconclusion de ce Traité , nonobstant telles conditions 6c sob-nstffion , rompant son Edit, armant fes rebelles contre son Etat,^ contre son sang 6c contre soi-même, je déplorerai de tout*Uon cœur la condition de Votre Majesté, vous voyant forcé( pour ne vous vouloir servir de ma fidélité ) a la totale ruinehe votre Etat : je déplorerai les calamités de ce Roíaume ,aux quelles en vain pourra-t-on#efpérer fin qu’en fa fin propre,eta nt tout connu à chacun par la preuve de vingt ans 6c plus ,quo ce qu’ils prétendent n’est qu’un vain effort, ôc leur bâti-Iïle nt qu’une ruine ; me consolerai cependant en mon inno-f e Uce cn mon intégrité , en mon affection envers Votre Ma-J e sté & f on Etat, qu’il n’aura tenu que je n’aie sauvé par monPéril de ce naufrage , mais fur-tout en Dieu, protecteur dejustice 8c loyauté , qui ne m’abandonnera en ce besoin ,ains me doublera le cœur 6c les moyens contre tous mes en-^qfis, q U i sont les vôtres ; 8e je le supplie , Monseigneur,jl vous donne un bon conseil, vous assisté de fa sainte con-u Ue en ces a jp a j res ^ & me donne la grâce de vous rendre leer vice q ue : e vous doig 6C désiré toute ma vie, & conserve VotreTome I. T

1585.

Lettre duRoi de Nav.au Roi.