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DE LA LIGUE. 185
<fo Parlement, qui ne pouvoir être attribué ni à force, nia crain-te , ni à brigue aucune , ains à la feule considération du bien ôcre pos de cet Etat : s’emparerent en main armée de la personnetfo Roi , lors en bas âge , & de la Reine fa mere , qui par faPrudence avoir consenti ledit Edit, & par juste crainte de leursforces, non fans réclamer souvent l’aiae des Princes du Sangc ,°ntre leur tyrannie , fut contrainte de fe rendre, ôc d’auto-rssier enfin leurs passions : le tout pour engager , comme ilsfoent, la jeuneífê de ce Prince en guerre ôc en haine contrefon sang propre , pour affoiblir ce Roïaume , ôc le rendre plusOuvert à leurs .invasions , ÔC pour attirer à eux Pautorité ôc laforce , vivant ôc régnant parmi les armes pour en abuser un joura fours prétentions.
Ce que certes ils auroient fu faire si avant que ce Roïaumeauroit été embrasé de guerre civile , depuis vingt-cinq ans,* fo faveur desquelles ils auroient exercé leurs inimitiés , af-louvi leurs vengeances, acheminé leur ambition , aux dépens~u Roi & de l’Etat , aux dépens aussi , par leurs malheureuxexécrables conseils , de l’honneur ôc réputation de la Nation^rançoife , à laquelle on attribuoit le mal qu’elle faifoit, parje Conseil de cette Maison fatale de Lorraine , tant que leRoi qui régné à présent reconnut par sa prudence , que ce zèlede Religion dont ils faifoient bouclier, ne leur étoit que pré-texte ; que le vrai esprit de la Religion , qui le touche trop plussttieux , ne confeilloit point de violenter les Loix publiques ,r °mpre le serment , remplir un Etat de meurtre & de sang ;5 Ue c’étoit fans doute un deíîèin de parvenir plus haut ; poura stuoi couper chemin, falloir composer les troubles du RoïaumeÇ ar une équitable paix, qui fût convenable à la disposition pré-Çnte : réservant à Dieu, qui seul régné fur les consciences ,opérer ès cœurs de fes Sujets pour les réunir ôc ramener enUl * Religion.
Mais comme cette paix auroit été faite , non par force , maisP ar la bonne volonté du Roi , qui pour cette occasion auroit**Iu qu’elle s’appellât fa paix, n’auroient ceux de cette mai-jamais pu imaginer de paix en la paix, l’auroient au con-gre traversée par tous les artifices qu’ils auroient pu , auroientle lu - s Partisans, pour réduire à désespoir par toutes fortesj e ll stures , de torts ÔC a attentats, ceux de la Religion , pourfût*/* ire P er(Jire patience ôc reprendre les armes , afin que celu fot au Roi de les armer contre eux z d’autrc part aussi les* irne /. A a
1585.
DECLARAT.ET PROTEST.
de.Henri IV,
&C. SUR LAPAIXAVECLES LlGUi’s ,