DE LA LIGUE. 193
? avoit même voulu bailler à feu Monseigneur : d’avoir aussi, 5 S armes en main fous ombre de la Religion pour fe rendre ar-
1585.
DECLARAT.
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litres des Conseils, pour donner la Loi au Roi, tant qu’ii vi- et protist.^a, ruiner les Princes de son sang , ôc les loyaux Serviteurs de £ E C H£ ^ ^*a maison de France ; ôc après fa mort, qu’ils s’imaginent pro- P A 'x x avecc haine , usurper violemment ce pauvre Etat. Ligues.
Car de croire , ou qu’ils puissent, ou que même ils pensentP°Uvoir venir à bout de l’extermination de la Religion , la preu-Ve qu’ils en ont faite en l’efpace de 2 5 ans ôc plus , fait trop auc ontraire. .Nos Rois n’y ont épargné ni les artifices de la paix ,les rigueurs de la guerre. Les auteurs de cette Ligue y ont aussiDéployé ôc leurs bras &c leurs finesses. Le nom de la Ligue n’arie n ajouté à leurs moyens, n’a point créé de nouveaux Soldatsei l ce Roïaume , Lc ne les a pas aussi rendus plus grands Capi-^irtes qu’ils étoient. C’eft toujours la France, partie de Jaquel-^ meilleure me voudra aider à ruiner la France, Sc c’esta abondant la maison de France, assaillie par celle de Lorrai-lîe ( car tous les prétextes font assez découverts à un chacun )ss 11 renforcera le Roi de Navarre des vieux Officiers de la Cou-^Oiine , des Princes du Sang , des souhaits du Roi, des soupirsne tous les bons François , fans acceptation quelconque de Re-ligion , ôc diminuera crantant ses ennemis; joint qu’il n’est plusa propos, comme contre les vieux Albigeois, de s’imaginer lapublication d’une croisade ; car ce n’est point un coin de Fran-< ?. e qui consent à ce parti, il n’y a parti, il n’y a endroit du corps ,
11 n’y a fibre quasi qui ne s’en fente ; ôc n’est point aussi la Fran-^ e qui ait feule poursuivi une réformationen la Religion, ç’ate un mouvement commun ès Etats ôc Nations de notre Euro-|, e ' Les Roïaumes tout entiers fe font séquestrés du Pape, les^mpires en ont été entamés plus qu’à moitié, à peine y a-t-il^ a tpeu ou plus qui ne s’en soit ému , Sc tous ces Etats, commeaa cun fait, consentent ôc compatissent, ôc savent très bienc °Unoître ôc éviter leur ruine propre en celle de leur voisin,ji sterne d’autre part il n’y a Prince en l’Europe , de quelquelégion qu’il soit, qui ne trouve très étrange que fous couleur• e Religi on , on prétend exclure un Prince non oui & nonp ìruit, fans autre formalité, contre les Loix du Pais, d’unj e ta P °u d’une succession qui lui soit due : car on sait assez parde p Roires quels font les effets de la passion, de l’ambition ôcLié ' fur le moindre point on pourra former une Hérésie.ret ìque fut Philippe le Bel quand il ne voulut tenir ce Roïau-Tome I. B b
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