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i <j g ^. Paris seroíent brûlés. Quant à lui, qu’ayant reçu le conseil d’au-
Harangoe tru * contre le sien propre, il s’étoit résolu de n’épargner rien»u Fvoi. du sien , & de fait l’ayant bien montré , s’étoit dépouillé prelqu ejusques à la chemise pour cette guerre ; que , puisqu ils ne IVvoient voulu croire à l’entretenement de la paix , il falloit doncqu’ils le secourussent à l’entretenement de la guerre ; qu’il nese vouloir pas ruiner tout seul, & qu’il falloit que chacun deSparticuliers portât fa part des incommodités , lesquelles il avoitle premier eíîuyées tout seul ; & s’adreflant à Monseigneur lePremier Président, il le loua fort de sa bonne affection ^ hReligion Catholique , laquelle i '1 avoit bien remarquée par unebonne longue Harangue , qu’il fit lorsque l’Edit fut révo-qué ; mais qu’il étoit raisonnable qu’il considérât, lui & toutela compagnie, de laquelle il étoit le Chef, la nécessité desaffaires qui étoient telles, que , pour être contraint de courirà l’extraordinaire , il falloit qu’il laissât l’ordinaire : òc pour celes pria qu’on ne lui fît plus de remontrance pour le paiementde leurs gages , lesquels , tant que la guerre dureroit, il n’avoitmoyen de payer. Puis s’adreffimt au Prévôt des Marchands ,il lui dit, que le Peuple de fa Ville de Paris avoit fait grandedémonstration de se réjouir de la fracture de l’Edit de paix;qu’il falloit donc qu’il aidât à exécuter ce qu’on lui avoit faittrouver bon : & lui commanda sur le champ d’appelíer le Corpsde ladite Ville dès le lendemain, & là, faire une impositionde deux cens mille écus , dont Sa Majesté difoit avoir affaire,étant pour commencer le premier mois de la guerre, se mon-tant l’entretenement de la guerre à quatre cens mille écus touSles mois ; enfin se tourna vers le Cardinal de Guise , auquelil fit entendre, avec un visage un peu courroucé, que, poufle premier mois , il espéroit y fournir sans l’aide du Clergé,en cherchant jusques au fond de tous les Particuliers ; maisque, pour les autres mois, tant que la guerre dureroit, il en-tendoit prendre les frais fur l’Eglise : qu’en cela il ne pensoífrien faire contre sa conscience : qu’il ne vouloir attendre n Ji’autorité ni le consentement du Pape ; que c’étoit pour causeque les Chefs du Clergé étoient ceux qui l’avoient le plus poufieà cette guerre : qu’il falloit qu’ils portaíïènt une partie des dé-pens ; enfin, que Sa Majesté n’étoit pas résolue de se ruinastoute seule. Là, il se tut pour ouir ; comme on lui fit là"dessus quelques difficultés, il s’écria : il eût donc mieux vah 1me croire. J’ai grande peur qu’en voulant perdre le Prêche >