IZ8;.Motiïs de
TL k PRISE
d’armes DESDucs, Comt.Sc c. Ecoss.
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ham , les Barons Cesfuird , Drumlanric, Coudonknois , Vfod-
derburn :
Avec les Seigneurs , Barons , Gentilshommes leurs alliés, &confédérés, environ neuf à dix mille de cheval , arrivèrent *la Chapelle de Saint Amian, qui est: un mil de Sterlin , le pre-miers our de Novembre mil cinq cent quatre-vingt-cinq , là ouilsdreíîèrent leurs tentes ,, ÔC íe campèrent comme li c’eût été ust enouvelle Ville. Le lendemain donnerent dedans la Ville aupoint du jour : il y eut quelque résistance l’espace de deux heu-heures, entre qu’ils furent dedans par tous les quartiers , ôc qu 6leurs ennemis , le Comte de Montroze , Grafford, Glencarne >Arol, ôc le Colonel Stuard furent retirés au Château avec l eS 'principaux de leur fuite, ils plantèrent leurs Enseignes tout con-tre le Boullevard du Château. Surquoi le Roi leur envoya unsien Sécretaire, ôc le Lieutenant de la Justice, les tequerir :premierement que fa vie , son honneur ôc Etat fuíîènt préservésen second lieu , qu’on épargnât la vie aux Comtes Montroz^Grastord , Sc Colonel Stuard : tiercement que toute choses pui-sent être transigées paisiblement ; ôc à ces conditions se présen-toir pour se laiílèr conduire dorénavant par leurs avis ôc conseil-
Les Nobles répondirent aux Députés du Roi : que pour I epremier, le Seigneur eonnoiílòit qu’ils n’avoient jamais eu au-tre intention que de conserver sa personne , son Etat ôc digni-té , ôc délivrer Sa Majesté des mains de ceux qui fous son nolUôc autorité , avoient- oppreíle si cruellement l’Eglise & la RepU-blique , & exposé en danger aussi bien sa vie que sa Couronne 'qu’ayant la crainte de Dieu devant les yeux , ils étoient venU Spour lui faire tout devoir Sc service, & se montrer fídeîesobéissans Sujets, comme auparavant ils avoient fait, s’oppu-sant à la violence de ceux qui autrefois combattoient avec &Mere, Enseigne déployée , pour le priver de sa vie ôc Etat, lesquels nonobstant aujourd’hui étoient. admis: seuls au manimeu tdes affaires.
Touchant le second, vû que les susnommés ( la vie desquej?on désiroit épargner ) avoient troublé tout le Païs, ôc été ÌO-Ktrumens de telles confusions, que jamais on n’en avoit ouivu de semblables , qu’ils ne pouvoient moins faire , pour l’hoU-neur qu’ils portent au Roi, ôc affection à leur patrie , que ch e f'cher les moiens par lesquels ils fuíîènt mis entre les mains de &Justice , pour être traités comme ils auront mérité.
Pour le dernier, éux-mêmes déclarent au Roi, qu’ils le ^ a P'
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