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Mais incontinent que l’Hérésie a senti qu’elle avoit faveur Sc* ll Pport en ce Roïaume, le nom de Chrétien, c’est-à-dire de Ca-tholique , a été en horreur; les vieilles Sc puantes Hérésies pre-nant leur commencement de Simon le Magicien , ont été ra-massées , renouvelées , nourries Sc mises en avant ; les Corpsàes glorieux Martyrs exposés au feu, à seau, au Bourbier; lesMinistres de Dieu Sc de son Eglise injuriés , conculqués, battus,meurtris , Sc cruellement maíïacrés ; les Eglises , autels , imagesV e s Saints, démolis Sc brisés, Sc tout ce que religieusement avoitEté tenu en l’Eglife de Dieu pour saint SC íacré , a été violé, pro-Pfiané, pillé, poilu Sc corrompu ; les armées des Hérétiques étran-ges appellées , conduites , introduites, soutenues Sc souldoïees,P°ur ravager, gâter, ruiner, saccager Sc perdre les émulateursDieu, de fa sainte Religion Sc de votre service ; Sc ou ceRoïaume étoit la retraite des Catholiques étrangers en leur per-^Çutio-n en ce tems ils y ont été pillés , volés , déchasies ,Exilés ou mis à-mort; qui est la tache qui jufqu’à présent dis-a me notre Erance.
Dr, S i r e , grâces à Dieu, maintenant vous remédiez à ces^aux , Sc remettez cette France en honneur , vous disposant d’yétablir entieremenr le service de Dieu Sc l’observance de la sainteReligion Catholique , par votre Edit de réunion , ayant révo-qué celui de pacification, ou plutôt celui de faction.
Car en vérité tei Edit ne servoit qu’à moyenner Sc nourrirfactions Sc divisions entre vos Sujets, Sc pervertir la fidélité quipou etre rendue à Dieu & à vous ; car vous ne pouvez vous af-rnrer de la fidélité de celui qui n’est fidele à Dieu , comme n’estto ut Hérétique , quelque protestation qu’il faste au contraire.
.Ecrit fort bienTertullien, qu’il n’y autre différence entre l'Hé-fec |que Sc le Payen., sinon que le Payen en ne croïant il croit ,*hais l’Hérétique en croïant ne croit. Et ne faut estimer qu’une. °one paix Sc ferme concorde se puiíle établir où la paix a été7, llt de fois rompue , tant d’injures Sc de torts faits de part SCd’a ucre>
Et pour plus au vrai parler , comme enseigne très véritable--^nt Nanzianzene ), n’y a paix à désirer que celle qui nous^* n j°!nt avec Dieu ; que si elle est faite avec son déshonneur ,-if, Est contraire à fa volonté, telle paix est abominable Sc vitu-P er able , Sc au lieu de telle paix la guerre est à louer Sc à fouhai-
1585.
Remontr.du Clergéde I R an csAu ROI.
soi)
Cest-à-dire, S. Grégoire de Nazianzc, Docteur de l’Eglise.