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P 0 ^ moi une très spéciale , pour le rang que Dieu m’a ordonnéP ce Roïaume, 8c pour être ( puisqu’il lui a plû ) des enfans deç- liaison. Jugez quel besoin il nous étoit de cette guerre; vousque cet Etat se rendoit de jour en jour capable d’une paix.^ jj falloir rien remuer en la Religion fans rien altérer , il nej^-loit qu’appeller un bon Concile ; fi au maniement de cetta t, le Roi n’eût pas refusé d’ouvrir une assemblée d’Etats. Etj! 0 Ur couper chemin à ces malheurs, vous savez que je m’y fuis° u mis par déclararion express:, même de vuider par un duel ceP e Ies perturbateurs eussnt pu particulièrement prétendre con-re Moi. Ceux donc qui ont refusé ces beaux moïens , font les. *e„ rs de la guerre , 8c d’une guerre non nécessite, & donc in-Me. Moi qui les ai désirés , 8c qui volontiers m’y fuis soumis,:* e fuis déchargé de tous les maux qui en viendront. Car desp °iens légitimes on a pris plaisir de me réduire aux extrémitésXtr êmes , tellement que les armes que j’ai en la main font na-re lles Lc nécessites , 8c donc très justes. Comparez, en som-y s mon obéissance à leur rébellion , ma grande patience à leurp e cipitatÌon, mes modestes actions à leurs passions immodérées ;
v ous proposez sur tout cela quels ils font en ce Roïaume , 8cC| j’y fuis. Vous conclurez qu’il m’est fait un tort inestima-, dont il n’y a Gentilhomme en ce Roïaume qui ne s’efforçât,^ à qui ne fût permis d’avoir raison. Je le dis avec vérité , j’enappréhende les conséquences ; je vois que les innocens en foussri-îo ut. Mais fouvenez-vous toujours que mes ennemis font ceuxpi ont été déclarés ennemis du Roi & du Roïaume ; qu’ils onty°ublé le repos , appellé les étrangers , fait exterminer les do-pftiques, emprunté les ennemis &C employé leurs moyens, non^ruine feule, mais à la confusion de cet Etat. Lors, Mef-e Urs, vous imputerez à leurs offenses tous les inconvéniens queU llc amener une juste défense ; vous leur saurez mauvais gréCs Maux consécutifs, comme vous les reconnoissz auteurs &C
^ au fes des premiers. De moi, je me déplairai en mon malheurUe he pouvoir déchassrle mal universel de cet Etat, fans qitel-Bez - -1-:-: - >- —~
l ?$ maux. Je me plairai, pour le moins, en mon intégrité ,P 1 ks ai voulu racheter de ma vie, qui la sentirai toujours bienviolée pour la conservation de cet Etat, & de vous tous. Ortu ® eurs , j e vous dirai pour la fin , que j’attens 8c attendraiHplours de vous , tout ce qui se peut 8c doit de vrais François ,le ^ la-réglé exemplaire des François. Attendez de moi pareil-toJt çe qui se peut U doita’un Prince François, k. d’ua
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Lettres DURoi de Nav.