DE LA LIGUE. z 17
„ Ensemble le vouloir de Sa Majesté est, de vous faire à tousj* v °ir qu’elle 11 e faudra avoir foin 6c cure , ôc par toutes les voiesP moyens décens à un Prince Chrétien , de procurer la con-erv ation de vous tous , ses tant féaux 6c affectionnés Sujets.
. Or, Je bon plaisir de Sa Majesté vous ayant été en partie dé-S , èc vous fera plus amplement manifesté par la lecture deLettres à vous faites , • Monseigneur le Maire 6c íès frétés^°nt requis vous donner à entendre comment ils fe réjouissent. grandement remercient ce bon Dieu pour celle bien heurée•l^rnée , en laquelle votre si grande joie a été acceptée de Sac^jesté ; en outre , mondit Seigneur le Maire lui-même m’a en-J ]°mt de vous remercier tous en son nom, en ce que par vos°Uables comportemens, 6c ce au rems 8c saison de son service ,? Ve £ acquis à cette Cité un si excellent témoignage de devoir Scio yauté, d’une si noble 6c rare Princesse.
Or, pour autant que nous voyons les bénédictions de DieuAbonder , Lc que joie fur joie nous advient, ne nous montronsbellement ingrats envers Dieu ; ains reconnoistant fa bonté gra-tte , attribuons ceci, comme de fait nous devons à la sincereReligion du Tout-puiílant, très religieusement établie par la trèsP^cellente Majesté de la Reine, laquelle nous a droitement en-seignés de connoître Dieu, notre devoir envers notre Souveraine,iì aimer notre patrie ; nous rendant si serviables 8c obéistansSujets;trous réjouissant de la prospérité de Sa Majesté, de son Roïaume,&c de tous ceux qui vaquent à son noble service : vrais effets ,Ce rtes , d’une vraie 6c bonne Religion , là où les contempteursficelle 6c immodérés Sectateurs d’une Religion romanesque com-b*ée de superstitions, étant vuides d’une vraie connoiflànce de7 ?teu, ils ont décliné , ôe fe font détournés d’icelui, de leurRémission envers leur Prince, de l’amour 6c piété de leurs pais ;^ant devenus inventeurs de tout mèches, trompettes 6c semeursfaux rapports , 6c séditions tumultuaires , ne se réjoui flans enailc Une chose bonne ; ains fe foulaciant en tout mauvais événe-ment , l a vraie marque 6c enseigne de leur profession , lesquelskar ci-devant 6c en ce Roïaume, 6c autres pais de Sa Majesté ,°nt ému rebellions , suscité invasions foraines , 6c bien souventE^atiqué la mort même, 6c totale destruction de Sa Majesté ,av e c l’entiere subversion de tout le Roïaume, les fruits 6c proprese ^éts de leur Religion de Rome.
■Nous avons contemplé toutes ces choses ; nous avons vu enft ° s jours que les méchefs pratiqués, 6c ruines préméditées contre
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M. Dolton