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Tome premier.
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15 B 6.

HarangueDES AMBASS.

ProtestansAu Roi-

zro MEMOIRES

heureuse Guerre civile , vous ont bien voulu déclarer leur extre-me regret , & le grand déíir qu’ils ont de voir rétablir une b oVne paix; fie afin que Votre Majesté connoiílè le fond de l ctííintention , fie sxncere volonté , ils nous ont commandé par ot'près de faire lecture de notre charge par écrit, fie en votre p re 'fence. A raison de quoi vous supplient très humblement o cnous vouloir écouter, fie nous donner le moyen de la li se '

Nofdits Princes fie Maîtres tous en général fie un chacun cílparticulier ont été de long-temps avertis des remuemens de ^guerre suscitée au Roïaume de Votre Majesté , dès le commet 1 'cernent de l’autre Eté passé , fie des inconvéniens qui les d lCensuivis , non encore assoupis. Al’occasion dequoi ont été ém^de compassion chrétienne envers vous , comme vos fideles aM 1 ^fie vos bons voisins ; fie ce d’autant plus que les entrepreneurd’un tant dommageable deíîèin se sont, à l’instigation du pais f ejadis, jusques-là oubliés d’attenter à la Couronne fie adminsstration ; vous pressant, voire contraignant à force d’armes, %faire la guerre , Sc persécuter à main forte vos obéissms SU'jets , même ceux qui vous touchent de si près de l’union o eparenté; fie rompant l’Edit de paix tant solemnellement fat'c»fie appuyé sur la foi fie parole de la sainte Majesté, orneme^singulier, fie plus précieux joyau de tous Princes fie Potentats»au jugement de tous peuples.

Et bien qu’ils ont été avertis , fie crurent volontiers pour l’hossrieur qu’ils vous portent, que nonobstant les prétendues râj'sons du rétablissement entier de la Religion Romaine, dissssbution des Etats , fie dignité en votre Royaume des Ecclésiass'ques , de la Nobleílè fie tiers Etat, vous auriez pris résolutionchrétienne, louable , fie digne d’un Prince, de maintenir votf eEdit de paix, ferme appui du repos de Votre Majesté ô L ^vos Etats , lequel avoir été établi par l’effusion du sang d’aucu^Princes, fie de plusieurs grands Seigneurs, fie de grande part^de la Noblesse, fie du peuple, encore que vous auriez voU^être notifié fie su d’un chacun. Comme appert par les lettres ^Monseigneur de Mandelot, Gouverneur fie Lieutenant Géo e 'ral du Eyonnois, en date du huitième Mai de l’autre année-

Si disent que peu après entendant à regret que vous vo^étiez laisse ébranler de votre tant chrétienne fie bien fondée dé-claration , auriez changé de volonté , fie casse l’Edit de paix, nCvoulant endurer personne en votre Royaume, qui ne fût de la R 6

ligion Romaine, dont sont ensuivis Edits contraires de tèv° c% '

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