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Tome premier.
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368
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A N T

Guis a r

Z 68 MEMOIRES

“ haut d’oreilles , mais auísi-tôt jaloux de fa grandeur , fit extes' |miner ce semeur d’impostures avec toute fa race. j

Cependant asm que le Peuple , chatouilleux & frétillant d’etf' |nuis fur toutes choses nouvelles , ne fe laide point aller aux pet-fuafions de ces imposteurs , on vous demande , Lorrains, q nefest le fondement au droit par vous prétendu.- Vous ditesHue Capet emporta de haute luite la Couronne fur Charles deLorraine oncle de Louis V, en qui la race de Charlemagne ar-riva à son dernier point, & que vous sortez du tige de Charles-S’il étoit ainsi , pourquoi faisiez-vous n’a gueres étendart du Car-dinal de Bourbon , comme du plus habile à succéder à ceRoïatf'me ? N’étoit-ce pas pour nous montrer que vous ne vous pouveZaccorder qu’en contrariétés ? ou plutôt pour imiter le Roitelet qui »entendant que les oiseaux dreílòienr partie à qui feroient pluté 1au Ciel , fe cacha fous l’aîle de l’Aigle , d’où il sortit si à pro-pos , qu'il en gagna le titre de Roi.

Vous dites que Charles de Lorraine n’eut qu’un fils nomm sOthon , que cet Othon n’eut qu’une fille. Nous avons adez decette quenouille pour vous battre ; nous, dis-je, qui sommesaffranchis des incommodités de la Gynecocratie , ne faisant jougà l’Empire des femmes , par le bénéfice de la Loi Salique , Lo 1le seul oracle de la France, achetée au prix du sang de nos An-cêtres , de la destruction de nos Villes , de la ruine de nos mai-sons , ôe de la perte des deux malheureuses journées de CreE& de Poitiers ; Loi qui nous préserve de la domination de§Etrangers, 8>í qui coupe chemin aux mœurs & façons de vivreétrangères , qui ja long-tcms euffènt abatardi les nôtres, puisqu’il est plus facile de connoître une faute en nature , qu’ur> edissimijitude entre le Prince &le Sujet, comme difoit Theod^'ric Roi des Goths écrivant au Sénat Romain.

Mais parceque cette Loi, jufqu’ici sainte, sacrée &: inviolable,est répudiée des ennemis de ce Roïaume, &de vous entr autrescomme un fantôme, un songe , une chimere r jettez l’ceil fur bcoutume pratiquée de tout temsen France, & qui n’a pas moú 15de force que toutes les Loix du monde, même comme dife^les Jurisconsultes, les choses introduites par un vieil ufa^e , sets" 1 "blent plus équitables que celles qui font commandées par les Loi$’Childebert laiíîa seulement deux filles; Cherebert trois; Con-tran une ; Louis Hutin une, qui succéda au Roïaume de Navarre,non à celui de France; Philippes-le-Long trois , qui ne querel^- j*ent jamais la Couronne, à laquelle par entrejec de tems succéda j

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