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Pour le regard des autres points èsquels on est en différend,
* l on les considéré à plein 8c à fond , on trouvera qu’ils confis-ant plus en- cérémonies externes de l’Egìife, qu’en substance eâe doctrine, ce qui n’est pas suffisant pour les déclarer hérétiques :£ a r l’hérésie regarde les points substantiels de la foi, non pasExtérieur des cérémonies : en tout cas suivant la dispositionp5s saints Canons & anciens Décrets , ils ne peuvent être tenushérétiques qu’ils n’aient été admonestés par plusieurs Synodes,jugés par un Concile. Voila pourquoi le Pape Grégoire VII,Ecrivant aux Princes d’Allemagne fur l’excommunication de l'Em-Pereur Henri IV , « Nous l’avons , dit-il, voulu tirer à repen-tance ; mais à belles chansons, oreilles d’aspic « ; 8c lc Papeinnocent III, parlant des Hérétiques , dit, « si un Evêque avecson Chapitre a condamné quelqu’un d’hérésie , qu’il soit ana->5 thême ». II faut donc être jugé plutôt que condamné , 8c ouiplutôt que jugé, autrement le Jurisconsulte Marcellus montreIue í’absent est restituable contre la Sentence donnée en pré-judice de ses raisons non alléguées. Auffi l’Empereur Constan-pour trouver remede contre l’héi'ésie d’Arius , Prêtre d’Ale-xandrie , fit célébrer lc premier Concile de Nice , où il donnaassignation aux Amiens. Martianus, pour coupper chemin à fer-re u r d’Euryches , commanda le quatrième à Calcédoine : Theo-dose II assembla le troisième à Ephese contre l’hérésie de Nesto-rius. Gratianus 8c Theodosius Empereurs , pour étouffer la doc-trine de Macedonius, convoquèrent le second à Constantino-ple ; 8c toutesfois on attache les Papes à un Caucase, on leurfait tourner la roue d’Ixion, 8c le caillou de Sysiphe, quand°n leur demande un Concile : de forte que le Roi Louis XII,^ le Roi des Romains en l’an 1510, n’en purent obtenir au-Cll n de Jules II; Sc Charles V étant à Boulogne, 8c ayant faitProposer par son Chancelier une Aílemblée générale des Evê-ques Chrétiens, le Pape Clément lui répondit, en termes fortaigres , qu'il n’en étoit point besoin , vu que les nouvelles opi-nions étoient condamnées par les anciens Conciles : aussi bien,cûtdl pu dire que les anciens Conciles étoient superflus, vuque le Saint-Esprit en sa parole condamne toutes hérésies. Maisla fin principale des Conciles, est d’appelíer les Hérétiques krepentance , &í prier Dieu qu’il veuille accomplir en eux la pro-phétie d’Ezechiel, n Je leur donnerai un cœur nouveau , pour2 déminer en mes commandemens « : comme st advint fousEmpereur Theodose, qui pat moyen d’un Concile qu’il asfern*.
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