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Tome premier.
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A K TG U I SAR'

384 MEMOIRES

- Paul, 1. Cor. 10. Les armures , dit-il , de notre guerre ne firipoint charnelles , maïs puisantes de par Dieu , pour réduire toU#f irltelligence à Fobéissance de Christ . Ce n’est pas pratiquer ces íe irtencesde Saint Jeròme : Que les Evêques font Minijìres , non p fMaîtres • que la vérité ne peut être conjointe avec lajorce ; que celri,enfuit Jefus-Chrifl , qui eflpersécuté , & celui /’Antéchrists quipd'sécute. C’est faire la íourde oreille à cette doctrine de LactancC'Que la Religion doit être défendue , non pas en mettant à motsmaïs en s'offrant foi-même pour être occis ; non point par cruautémais par douceur i non par méchanceté 3 mais par foi. C’est don'ner lieu à ces plaintes de Saint Hilaire : Qu est ce ceci , dit-il,que les Prêtres font contraints par prisons de craindre Dieu ? Qf 1le Peuple lié est baillé en garde entre les enchaînés , & les Viergdmises nues pour endurer peine ? C’est enfin tenir toute autre rcdfque Dieu ne nous montre au chap. 3 de Jéremie , parlant à J u I ;M as-tu point vu que cette rebelle Ijrael a fait / Car elle s’en est alldfur toute haute montagne , & fur tout arbre feuillu , & ïllec apailld'de Va donc , & crie ces paroles vers Aquilon: Retourne-toi Ijrd?la débauchée , & je ne ferai point choir mon irefur vous. II nepas qu’on butine , qu’on saccage, qu’on remplifle tout de meus'tres 8t de sang, comme fait le Pape , voire en chose où il n’y *que prévention , non pas sentence ; qu’accufation, non pas prctí"ve~ Car de dire que le Roi de Navarre 8e Monseigneur le Princede Condé,en Tan x 572 , étant amenés au giron de notre Eglise»semblent confeílèr ès lettres qu’ils écrivirent au Pape , de date §Paris le 3 d’Octobre, qu’ils avoient été auparavant tenus au piég^d’erreur, c’est fermer les yeux aux circonstances du lieu 8etems. Ils écoiènt à Paris entre leurs ennemis , qui n’abboyoiea 1 'qu’aprës leurs vies , 8e tous rouges du sang de leurs serviteurs rvoire au tems que le François étoit le cruel boucher, le meurtri^sanguinaire du François , que le pere égorgeoit son fils , que lfmer c tuoit fa fille, que le frere meurtriilb.it fa sœur, que le v° 1 'fin aílaífinoit son voisin , que la cruauté triomphoit cfe la do lí 'ceur, & la rage de la pitié. Et qui pour lors d’une main tr£ llVblante n’eût écrit ce que fes ennemis lui euílènt dicté ? Maistel cas.les loix des Empereurs 8c les Edits des anciens Prêteurs àfcîarent toutes actions pour non avenues ; car on n’appelle p oìí lconsentement ce qu’on fait faire à celui qui est dépouillé de *"puistahee. C’est pourquoi le Pape Alexandre III congédie fjetter le froc aux orties, 8e de fe marier à ceux qui, pour crains‘de mort,Te font rendus Moines ; EtPaschal II ayant été fi° tC

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