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Tome premier.
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J O R T

Irlande.

4 8o MEMOIRES

1 ^o. ont âe tout temps accoutumé de semer distensions, émouvoirPrise d’ijn l es Sujets à rescision , les maintenir en icelle , excogiter in-E n finis massacres , de maniéré que c’est aujourd’hui la principalearmoirie de leur Catholique profession ; si est-ce que ces Mi-sérables dévoient être plus avisés, pour regarder de près où ilsse précipitoient, avant que de rien entreprendre sur la domi-nation a’une si généreuse Princeíle. Mais, comme leur supers-titieuse dévotion envers leur Idole infâme les a amenés jusqueslà , que de hasarder leurs propres vies : aussi, d’autre part, leurtémérité incoaíìdérée leur ôte toute l’excuse qu’ils pourroientprétendre , & même éloigne toute la pitié qu’autrement on au-roit de leur mèches. Ils ont confessé au Sieur Gouverneur , quele Pape qui les soldoyoit, avoir promis de leur envoyer du ren-fort : &c qu’à cette occasion ils avoient amené quant & eu%grande quantité d’argent, qui attendoit ledit renfort. Quel-ques-uns tiennent que ce secours étoit déja en chemin pen-dant le siège, à cause que le 14 de Novembre on avoir dé-couvert en la Côte une Frégate fort bien équipée : toutefoisla plupart estiment que c’est un bruit seulement, qui est plutôtvenu de quelque rapport, que non pas d’aucijne apparence devérité. Quoi qu’il en soit, il n’emporte pas beaucoup : car nossoldats , avec quelques-uns de nos navires , y pastent leur hy-vcr , en dévotion 3 e les recevoir & de leur faire un fort bonrecueil. Pendant ce temps-là , le Comte de Hcsmont, avec unsien frere , étoit sur les champs avec quelques troupes , en vo-lonté de secourir les Espagnols ; mais entendant leur prise, navisa pour le meilleur de se retirer plutôt que de tomber ès griste 5si bien serrantes de nos Anglois : & de ce pas s’enfuirent au*montagnes. Le Docteur Sandes, Apostat de son Sauveur, &traître à sa Reine , avec quelques autres siens Partisans, sonten ce Païs-là : toutefois on ne fait pas encore en quel lieu ;stans le Port, fut pris un lien Serviteur avec un Prêtre de so iaparti, qui furent tous pendus , & puis mis en quartiers dan sîe Fort. J’oubliois à vous réciter, comme, avant que le sié» efût mis devant le Fort, les Espagnols avoient pris un NavU" ed’un François du Hable neuf, chargé de poistòn, avec une ga-lère : lesquelles ils tirèrent au bord de leur Fort, & romph enCla Galere, pour en bâtir la maison de leur Fort; quant auM a 'vire , ils avoient déja déchargé la moitié de fa charge : & pout'çe qu’il étoit tout fendu , il fut mis par nos Anglois à terre*Or, tout ceci est tiré des nouvelles qui font venues , tant a