482 MEMOIRES
- Î77""— Le Sieur Martin Frobicher , son Vicc-Amiral, homme de
E’ >’ grande expérience au fait de la Marine , lequel auffi avoir étéV< DRAck£ E ^ Amiral de plusieurs Flottes en divers voyages aupara-
vant.
Le Capitaine François Knollis, le Capitaine Thomas Fre-nar , le Capitaine Guillaume Cicel, le Capitaine Jacques Car-leil, le Capitaine Henri "Whytc , le Capitaine C rode , le Ca-pitaine For te feue , le Capitaine Carlefe , le Capitaine Hawkins,îe Capitaine Eriío , le Capitaine Thomas Drake, le CapitaineThomas Seely, le Capitaine Rivets , le Capitaine Martin , leCapitaine Baylie , le Capitaine Moone , le Capitaine Vaghan,le Capitaine Varney , le Capitaine Gilman ,
Avec plusieurs autres Gentilshommes de bonne Maison , quine sont ici récités.
Après notre partement de Plimouth , qui fut le quatorzièmeSeptembre 1585 , nous primes le chemin des Isles de Bayonne ,qui est fur la Côte d'Espagnc , ÔC y entrâmes tant par faute demeilleur vent, que pour la tempête qui nous surprit, & auíîipour y avoir de seau douce ; & ne fumes plutôt à l’ancre , quele Générai commanda que toutes les petites pataches & bar-ques fuílent fournies d’hommes bien armés & propres pourfaire service. Ce qu’étant fait, le Général se mit pareillementen sa Galiotte , laquelle auíîi étoit fort bien fournie; & tirantvers la Ville de Bayonne , avec intention ( moyennant la grâcede Dieu ) de la surprendre ; & premier qu’avoir fait une de-mi-lieue de notre chemin , un Marchand Anglois , dépêché parle Gouverneur , nous vint au-devant ; avec lequel notre Géné-ral ayant communiqué quelque temps , fit appeller le CapitaineSamson , & lui commanda d’allcr vers le Gouverneur de la ViLie , pour le résoudre de deux points : le premier , à savoir, s’il yavoir aucune guerre entre l’Espagne 8c l’Angleterre : le second ,pourquoi nos Marchands, avec leurs biens, étoient retenus ouarrêtés, Le Capitaine Samson s’acheminant avec ledit MarchandAnglois , vint à la Yille , où il trouva le Gouverneur 8c le Peu-ple fort étonnés d’un si soudain accident. Le Général, par l'a-yís & conseil du Sieur Carleil , son Lieutenant Général, q ulétoit en la Galiotte avec lui, ne trouva bon qu'o n s’arretât jus*.ques à ce qu’ils fufïent au-deíTous du canon de la Ville, où ilsíc pourroient tenir prêts au retour du Capitaine Samson pourles surprendre d’amblée , ou leur donner l’aflaut à I’impourvu,
Le Capitaine Samson retourna avec cette réponse en cette