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! ^83. Tonnages 8c Ministres des Eglises , encore qu’il y ait apparenceInstruct ffu’aucuns feront difficulté de dépêcher cette Légation, tandisa M. d L que les choses demeureront en doute avec S. A.segur. Et, si elle est résolue , seroient très propres , pour en avoir la
charge , M. de S. Aldegonde , M. de Vender Mylen, ou M. sa-isi us , desquels le premier 8c le dernier font maintenant commehors de charge ; le second retiré en Hollande , mais qui pour-roit excuser pour cause de maladie. M. Taffin , ou M. Sarraviade Gand , pour leur prudence , doctrine 8c modestie , y seroientauíìì très idoines , si on y veut adjoindre un Ministre.
Le tout fans séjourner beaucoup èsdits Pais , pour la longueurqui est ordinaire en leurs affaires , 8c même en la confusion , oùces derniers malheurs les ont mis ; 8c ajoutera à ces sins tout cequ’il verra appartenir, pour les y exhorter 8c induire.
N’oubliera à aviser avec ceux qu’il verra bon être, quel moyenil faudroit tenir pour faire acheminer les métiers de de-là enBearn , leur remontrant les commodités dudit Pais , 8cc.
EN DANNEMARC K.
Assurera le Sérénilsime Roi de Dannemarck de l’amitié étroite8c singulière du Roi de Navarre envers lui, lequel, bien qu’éloi-gné de lieux , se sent néanmoins très proche d’affection enverstout ce qui le touche , ayant plu à Dieu , par fa sainte grâce, lesunir en une même Religion , qui est le plus étroit lien qui puiffèêtre entre les hommes.
Auffi le remerciera très affèétionnément de la peine qu’il luiplut prendre ces années passées , à l’instance 8c priere dudit Sei-gner Roi , tant envers M. l’Electeur de Saxe , son beau-frere ,qu’autres très illustres Princes 8c Etats du S. Empire, pour la pa-cification Sc réconciliation des différends qui font entre quelquesEglises d’Allemagne Sc celles de France , Angleterre , Ecofle,Païs-Bas , Saisie, &c., qui auroient été enaigris par la précipitéecondamnation de peu de Docteurs, 8c maintenant par fa pru-dence Sc vigilance seroient en quelque meilleur train de s’appai-fer, au grand bien 6c avancement de l’Eglise de Christ; duqueloeuvre certes , autant louable que nécessaire , toute la Chrétientécommence à sentir de loin le fruit, 6c l’efpere percevoir à bonescient par la continuation de son zele 6c affection envers la gloi-re 6c service de Dieu ; 8c S. M. remportera sans doute à bon droit,un remerciement indicible de tous ceux qui vivent, 8c une trèslouable mémoire envers toute la postérité.