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Instruct.
a M.Segur.
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ÏSò MEMOIRES
& sans doute pour lui démontrer de jour à autre, qu’il est tu-teur & détenteur de sa vie, contre les pratiques du Pape &Cde ses adhérans , afin que de plus en plus elle se montre tutrice& défenderesse de la vraie Religion , qu’il lui a empreinte aucœur, en la défense &c protection de ceux universellementqui sont travaillés Le molestés à cause d’icelle.
Secondement, en ce que ceux , qui aujourd’hui troublentla France, pour accroître leur autorité Le grandeur, sont ceuxmêmes qui de longue main ont brouillé les affaires d’Ecoste,Le conséquemment T Angleterre même par l’Eçoste; Le desquelsfi les desteins viennent à prospérer en ce Roïaume, ç’est à la-dite Dame de considérer ce qu’ils oseront entreprendre contreS, M. Le son Etat; vu qu’avec moindres moïens, ils n'onx pûjamais se contenir , ni abstenir de la troubler,
Tiercement, parceque le Roi d’Espagne étant celui qui meutLe anime principalement, par ses forces Le moïens , ceux qui aprésent veulent remuer l’Etat en France ; si par un malheur ,ou plutôt par la mauvaise inclination de plusieurs à son parti ,il obtient quelque succès en ses desseins, peut juger Sa Majes-té combien le courage lui rçdoubleroit, de p ouste r avant lesentreprises qu’il a de long-temps fur l’Angleterre, de laquelleil envie le repos & la tranquillité, fous la sage conduite de la-dite Dame Reine, qui a montré la leçon à tous les Princesvoisins , de bien & heureusement régner ; Lt contre laquellene pouvant, comme dûment, armer ses forces, occupées aiFleurs en ses guerres domestiques, il arme l’hypocrisie des Jésui-tes Lc la trahison désespérée d’aucuns de ses Sujets, témoignantítstèz par-là la mortelle haine qu’il lui porte.
Lui dira que Dieu , qui ne veut jamais que toutes les par -ties de son Eglise soient en peine tout à la fois , la laistee enpaix, Le retirée en un coin hors du combat, comme un Gé'néral de son armée, pour pourvoir à toutes les occasions quinaistènt, soutenir ceux qui ébranlent, rallier ceux qui se rom-pent , recueillir ceux qui se retirent, secourir à temps ceux qu’onlui renverseroit autrement sur les bras : que c’est donc à elle deveiller fur toutes les parties de la Chrétienté; & surtout avi-ser par sa Providence, qu’elle ne soit contrainte elle-mêmede venir aux mains ; ce qui adviendroit indubitablement, si el-le n’appuïoit à temps les autres : & cela advenant, d’arbitrequ’elle peut être aujourd’hui des combats de la Chrétienté,pour la plupart, ellç deviepdroit simple partie; tout ainsi qu’un