MEMOIRES
1588.
Z6-.
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Avertissement.
J L a été dit ci-deísus qu’aucuns de la Cour de Parlement de Paris avoiencété députés vers Sa Majesté à Chartres, pour excuser ce qui s’étoit passé àParis , quand le Roi en partit, & tâcher de lever au Roi tout méconten-tement. En quoi il se montra très facile , comme il se pourra voir par lespropos que Sa Majesté leur tint, desquels la somme fut lors écrite com-me il s’ensuit.
PROPOS
Que le Roi a tenus à Chartres aux Députes de fa Courde Parlement (*).
I_j A Reine ma mere m’avoit fait entendre, que vous étiezastemblés ôc deviez venir me trouver, dont je fuis bien aise ,m’étant assuré que vous n’euíîìez voulu faillir, vous étant la pre-mière Compagnie de mon Roïaume. Je me fuis toujours promistoute fidélité ôc obéissance, telle qu’avez portée par le passé à mesprédécesseurs Rois, comme à votre Roi légitime ôc naturel, ôcque s’il eût été en votre puissance de donner ordre aux chosespassées , que l’eussiez fait : je fuis marri de ce qui est: advenu en laVille de Paris , toutefois je ne fuis pas le premier à qui telsmalheurs font arrivés. Et d’autant m’en déplaît-il, que depuistreize ou quatorze ans que je fuis Roi, je l’ai toujours hono-rée de ma demeure, aïant usé de toute douceur ôc bonté en-vers les Habitans, ôc m’ont toujours expérimenté pour bon Roi,les aïant gratifiés de ce que j’ai pu ; je fais qu’en une si grandeVille il y en a de bons ôc de mauvais : quand ils useront desoumissions, ôc fe reconnoîtront, je ferai prêt à les recevoir ôcembraíler, comme un bon pere ses enfans, ôc un bon Roi fesSujets : vous y devez tous travailler, car c'elì la conservationde la Ville, de vous autres , de vos femmes ôc familles. Au fur-
Í )lus, continuez en vos charges , comme vous avez accoutumé :a Reine ma mere vous fera entendre toujours ma volonté , àlaquelle je dois beaucoup , non feulement pour avoir eu cet hon-
(*) Cet Ecrit a été imprimé à Paris, chez Lhuillier, en i/88 ìn- 8°,