pj PRÉFACE.
Et d’effroi, peu s’en faut,
Que les âmes ne rendent.
Chancellent en yvrongne,
Troublés du branlement;
Tout leur sens les élongne ,
Perdent l’entendement.
Mais si à tel besoinCrians à Dieu lamentent,
Subit il les met loin
Des maux qui les tourmentent.
/ Fait au vent de tempête
Sa fureur rabaisser ;
Fait que la mer s’arrête ,
Fait ses ondes ceílèr.
L’orage retiré ,
Chacun joie démene ;
Et au port désiré ,
Le Seigneur Dieu les mene.
Les bontés nompareillesDe Dieu lors vont chantant ;
Çà & là ses merveillesAux Hommes racontant.
Parmi le Peuple basLe surhaussent en gloire ,
Et ne le taisent pasDes Grands au Consistoire.
(Test la Justice de Dieu qui a lâché la bride aux ventsenragés, qui ont tant remué la Mer Françoise. On avû les flots fenfler par plusieurs années. Le Roïaume abranlé íur l’abyme émû avec une inconstance merveil-leuse & si périlleuse, que l’effroi, le désespoir, le fer,le feu, la faim, a enséveli les Ames à milliers. De ceuxqui font restés, les cerveaux font encore à une grande