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Tome cinquième.
Seite
VI
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pj PRÉFACE.

Et d’effroi, peu s’en faut,

Que les âmes ne rendent.

Chancellent en yvrongne,

Troublés du branlement;

Tout leur sens les élongne ,

Perdent l’entendement.

Mais si à tel besoinCrians à Dieu lamentent,

Subit il les met loin

Des maux qui les tourmentent.

/ Fait au vent de tempête

Sa fureur rabaisser ;

Fait que la mer s’arrête ,

Fait ses ondes ceílèr.

L’orage retiré ,

Chacun joie démene ;

Et au port désiré ,

Le Seigneur Dieu les mene.

Les bontés nompareillesDe Dieu lors vont chantant ;

Çà & là ses merveillesAux Hommes racontant.

Parmi le Peuple basLe surhaussent en gloire ,

Et ne le taisent pasDes Grands au Consistoire.

(Test la Justice de Dieu qui a lâché la bride aux ventsenragés, qui ont tant remué la Mer Françoise. On avû les flots fenfler par plusieurs années. Le Roïaume abranlé íur l’abyme émû avec une inconstance merveil-leuse & si périlleuse, que l’effroi, le désespoir, le fer,le feu, la faim, a enséveli les Ames à milliers. De ceuxqui font restés, les cerveaux font encore à une grande