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Tome cinquième.
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to MEMOIRES

I ~ lc monde être un animal, de l’éternité duquel il posoit cette' seule raison , qu’il n’avoit ni œil, ni oreilles pour regarder , niRemontr. écouter au-dehors , vû même qu’il n’y a point de creux ni vui-lEstrï. ne en la nature, íe manioit par mouvements entiers de toi enfoi, fans reflort ni se coude d’ailleurs, tout y demeurent, Le n'endécouloit rien; ainíi contregardant cette semence de nature,qui ed: l’un des trois salubres que met Hippocrate rendu im-mortel , pareeque la mort vient au déclin des parties vitalesqui s’alambiqucnt, & tenues vanescunt in auras , 1 humeur se ta-rit, les esprits s’évaporent, le solide s’ébranle , ôc puis se dé-boîte , za) Ç'jjtç d-) (puíd-ai y-'-xpi , & quotidìe decedunt

de corpore nojlro partes.

Là où quant tout s’épargne & meliore au-dedans, que l’onne donne prise aucune sur foi à chose inaccoutumée, il sembleque l'on se contracte une éternité , pour cela est sa structureronde, en laquelle ambit se extremitas ipfa , dit l’Ancien , 5c ya fait cc grand ouvrier ce que l’on dit être le coup d’un maîtrepinceau, & excellence du peintre presqu'àprésent ignorée , fai-re comme rentrer les bords de fa peinture , extrema corporumin orbem velutfacere , & desnetitis p id u ne modum includere.

Les monstres fraient de jour à autre en Afrique pour le mé-lange de toutes difformités d'animaux. En France lc pas ou-vert aux Peuples éloignés , ôc de nos mœurs, Lc de nos façons,,comme de notre bienveillance, nous entasse à toutes heuresdivers météores Lc prodiges les uns fur les autres, nous rend .difformes , foibles, petits , Lc comme ces broussailles de bois ,raboudris. Dijfsufus es & non cresces ; c'est la malédiction dansrEcriture, la plus à redouter.

Si qu’il me semble que l’interprétation de ces Peuples quidevouoient leurs ennemis à la hantise familière de mauvaisecompagnie, étoit très cruelle, puisque saint Paul s’est bienvoulu approprier ce trait du Poète Menandre , que les mau-vais devis infectent les bonnes mœurs , Lc font un dégât Lcravage extrême en la meilleure Lc plus vertueuse habitude del’homme.

Ce n’est pas à tous í'ufage de ce passage Grec, xcà ydç hfi&Xîúya.aív 6 vciïç â ooçpovoïï J'tuffap'isíTa.t , ni de pouvoir éga-ler en foi ce qui s'écrit du fleuve Titareílìus, qui trace Lc rouleà travers de la riviere Peneus , fort boueuse Lc limoneuse , sansse tacher aucunement, ni rien ternir de son coulant clair Lcargentin. Chacun ne peut pas prendre la nourriture d’aucuns

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