zr MEMOIRES
”7^7“ Jurisconsultes très sages , qui veram & non simulatam Philoso -Remontr phiam profitentur , les vrais Philosophes, ceux-là estiment lahe m. de durée des maisons, & deducunt (States par la forme, la bontét’EjTRE. Taísiete des matériaux, lesquels s’ils font bien nervés, liés,cimentés Lc soutenus, on ne voit presque jamais la fin de Té-difice , & funt parietes a terni , comme Vitruve 8c Pline lesnomment; aufii cet Etat, fondé en Loix de fi longue mainéprouvées , si bien comparti qu’il est , 8c construit de si solidematière, en la plus simple, plus divine, moins corruptible for-me Lc au plus nécessaire modèle ; comme Pinvention de la dic-tature , ainsi que d’une ancre sacrée aux plus grands coups demer, 8c plus périlleuses bourrasques , tumultes, guerres 8c sé-ditions la fait connoître astez , avec le seul juste gouvernementceconomique de chacun chez soi in Regno Jùo , 8c davantagesur un fond ruisselant de miel 8c de lait, c'est-à-dire un terroirfoisonnant en toute abondance de ce qui remplit l’homme ,8c. lui parfait toutes ses commodités , 8c plus encore, surserrasa ruine jusqu’au dernier siecle. J’aidit ruine, comme s’entcndla mort Chrétienne, fans laquelle nul ne peut voir Dieu. J’en-tends ruine de cet Empire, comme de cette tente, de ce Ta-bernacle , duquel Dieu ne se tient pas seul visiblement le Roi,pour se mêler en celui que visiblement 8c seul il administre 8cgouverne par-dcísus les Cieux , ainsi que Trií'megiste remontrentà son fils , au rapport de Chalcidius. Car ce n’est point duCiel, le mouvement premier de nos bénédictions, 8c moins.encore des nombres que l’on y affied plus par mystère que parester; ainsi que ledit saint Augustin de ceux qui se récitentavoir arrangé la création du monde. C’est de cette unité une,& par soi-même uniment unie , de laquelle nous devons re-gretter 8c pleurer numquam arescente lacryma , que cette cour-tine tendue, lc second jour que les Hébreux nomment A ra-clai ach 8c masie des Cieux , nous obstacle la vue , la présence ,Pinsiuence 8c la grâce , qui, autrement nous seroit en Zenith,ëctomberoit à plomb pleinement, 8c toujours. Aulsi ne hsent-ils jamais ce mot lamentable, que gémistans, 8c écrivent cetétage d’une si déplorable séparation de la bonté informante àla íusccptive matière appésantie çà bas, avec l’accent du deuilqu’ils appellent Zarcho ; mais jusqu’à la rupture de cette cloi-son , laquelle se faisant cet état que je proclame d’autant éter-nel , in requie opulenta, in tabernacuíis fiducies , comme nousie devons croire 3 s’insinucra en Tunique Roïaume de Dieu ;
car