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Tome cinquième.
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DELALIGUE. 35

des douze années que Jupiter fe donne à retourner, ôc lors severra unel>énéfique 6c franche Justice surmonter par-tout, puis-qu’aux postions , qui est une des maisons de Jupiter , 6c nonfur les marches de Saturne , cet abouchement, cette entrevueest: faite. Postions à qui les vents Le vagues donnent esprit, Lenourriture, Le fournistènt tout accroistement, comme à nous ai-dant ce grand Jupiter, nos tempêtes , nos afflictions , qui fontvoile à une meilleure fortune , 6e ne lui font pas à charge , nonplus qu’aux navires , mais à fureté Le fermeté plus grande. C'estde ce poiíïon que nous l’attendons, de cet ’î$uç cluquel SaintAugustin épluche st soigneusement les lettres pour en tirer cesnoms salutaires , angulaires à l’entretien de tous les étages Leencognures du bâtiment continu à plein pied de la Cité deDieu. J’apuierois mieux cette prénotion , si ce n’étoit hors dulieu Le du temps , simulare cuprejsum , que ne fe pourroit conti-nuer cette épouvante, prise du nombre soixante-trois. Mais c’estdequoi se contenter que retenir le Jugement du prudent Mé-decin , qui prend plaisir si la nature sc roidit à contester con-tre les violents accès ; pourvu que les symptômes soient bons,la chaleur naturelle en est pour le moins réchauffée , & defundamorbis corpora validiora effè soient , dit Titc-Live. Et cepen-dant croire que si les Empires font en intime recommandationau grand Dieu , qui leur donne pour surveillants cet OrdreHiérarchique, que la Théologie Scholastique nomme Princi -patus , par la Doctrine de ce lai n t Juge Aréopagite ; le nôtrey a I’avantage, 6c le destin n’y touchera pas ; vû qu’il est cause,Le non privation , il bâtit, 6c ne détruit point, il fait, Lc nedéfait jamais, disent les Sto'íques, 6C parmi eux leurs SeigneursLc plus met ables, Zenon Lc Crvsippe , qui l’appellent dvva.ixiv

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écrcLVTû). Et comment ? o;xdÍQv fxìv 7 rpoç éjuoìov , pour cela lc nom-ment-ils en trois mots dldiov t??ç 7 rpovoiciç A oyov.

Sans qu’il me soit besoin gagner cette dispute, que comme ilest très vrai que toutes choses font contenues , closes , & enfer-mées au destin ainlì que la loi, elles ne fe font pourtant par luinon plus que par la loi Lc légitimement toutes. Et qu’encoresque ce premier Ciel tire tous les autres du firmament après foi,il ne leur ôte pourtant, ni ne contraint , ni preste en aucunemaniéré leurs propres mouvemens , non plus que le cours duNavire n’empêchc , ni ne retarde en rien les privées actions deçeiix qui fynt sijr le tillac , à la proue , ou quelque part ailleurs ,

1591.

Remon-

TRANCE DB

M. de l’Es-;

TRE.

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