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Tome cinquième.
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60 MEMOIRES

dans peu de temps elle ait à fe marier, avec l’avis des Princesôc Qiiticiers de la Couronne ÔC Etats; èc fur ce propos, fe lai fiè-rent dire que ce feroit en fe conformant avec fa volonté, doncje ne fus marri de fouir.

Que les Capitaineries, Offices, Gouvernemens Sc Garnisonsdes Places, ne pourroient être tenues par Etrangers, Sc cequ’ilsvoudront pour le moins en ceci, fera que l’on observe tout ce queles Rois passés ont promis de garder..

Une grostc somme d’argent dès à présent pour gagner lespersonnes qui font avec le de Bcarn j Sc entre celles qui suivent ceparti.

Que l’arme'e que l’on maintient à présent est: moindre que cellequ’il fera besoin pour offenser leste Bearn;Se la forme d’entretenirle dc Mayenne ne les satisfait pas , car il voudroit que les 10000écus par mois fuíîênt mis en "son pouvoir , pour les distribuercomme bon lui femblcroit.

Le fait des Etats est toujours mis pour une accessoire, 8c difencqu’ils passeront par ce qui fera arrêté Sc capitulé avec les Prin-ces, Sc qu’il ne sert dc rien de les assembler devant que cela foiefait ; Sc je me confirme en cc qu’ils font aisés de le négocier fanseux , afin qu’ils ne montrent la volonté que pluíieurs aurontqu’on vienne à ce'que Votre Majesté désire de beaucoup meilleurcompte.

Qu’il convient secourir Rouen. Et combien qu’en cela nous ymarchons lentement pour n’êtrc astèz forts ; si cette Ville souffre,les autres perdront patience Sc espérance, & notre parti s’crn-pircra en tout, Sc en cela je les crois.

Nous.autrcs n’avons rien fait que les ouir, Sc attendre pourvoir ce que le Duc de Parme dit, Sc selon la différence qu’il y aen l’état de f es affaires à celui que Votre Majesté croît , je nefais si fans attendre aucune réponse votre, le Duc de Parme lapourra donner. Par ainsi il conviendra que Votre Majesté com-mande ce qu’elle fera servie , qu’il fe faste avec la brièveté pos-sible ; c’est une matière où je tiens pour grande témérité de m’yentremettre; mais le ducil que j’ai que le service de Votre Ma-jesté ne fe fait comme je désiré , ne permet que je me taise ;car comme j’entends , les occasions qui font cause dc faire par-ler ces gens de cette forte , font le peu de forces que nous■avons, Sc qu’il n’y a aucune Place en la puistance de VotreMajesté, que si nous avions l’urfou l'autre, c’est fans doute*qu’aulsi l’cut été leur langage. Et encore que nous ouvrions tard