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Tome cinquième.
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DELALIGUE. 83

& en fut tant le Duc de Montpensicr, que le filsd’icelui, excluSc privé jusqu’à ce que le fils dudit Sieur de Montpensicr épou-sât Tunique fille dudit Baron de Beaujeu Sc de ladite Dame ,laquelle incontinent que le Roi Louis son pere fut décédé , en-treprit Sc s’empara du gouvernement du Roïaume , combien queledit gouvernement appartenoit à Louis d’Orléans , pour cequ’il étoit le plus prochain hoir mâle du sang de France. Et si le-dit Louis d’Orléans n’eût été averti, elle íe vouloit faire saisircn un jeu de pauime : Sc parce qu’icelui , pour la fureté de fapersonne, s’étoit retiré vers le Duc de Bourgogne, qui Tavoitreçu comme son ami, elle lui fit faire guerre cruelle fous le nomdu Roi son frere. Ledit Duc d’Orléans, après une bataille per-due , fut fait prisonnier à Loches , où il demeura fort affligé,jusqu’à ce que Messire François de Rochechouart lui vînt signi-fier que par la mort du Roi Charles VIII, le Roïaume Sc la Cou-ronne de France lui appartenoicnt. Ce n’est pas merveilles íîLouis XI eut crainte de donner trop de puiflànce Sc autorité àfa fille : il favoit combien Charles VII, dit le Conquérant, avoirsouffert au temps du régné de Charles Vl, son pere, lequel Char-les VI souvent étoit transporté de son cerveau. La femme duditCharles VI, qui étoit de la Maison de Bavière, prit en haineLouis d’Orléans son beau-frere, Sc aussi les enfans d’icelui : Scau lieu quelle eût pû par fa prudence réconcilier les Maisonsd’Orléans Sc de Bourgogne ensemble , elle fit le contraire , Scfe rangea du côté du Duc de Bourgogne , Sc ne fut jamais pos-sible de mettre les Anglois hors de France , qui y firent la guer-re par trente ans , jusqu’à ce que Philippe II, surnommé le Bon,Duc de Bourgogne , fe réconcilia à ses neveux les Ducs d’Or-léans , qui étoient captifs en Angleterre , Sc les tira de la prisonoù ils avoient été z z ans. Et de ce temps-là les affaires des An-glois, qui tourmentèrent la France par 30 ans , furent renver-sées , Sc du tout iceux expulsés hors du Roïaume de France. LeRoi François I, de ce nom , demeura Roi paisible après la moredu Roi Louis XII ( 1), duquel il avoit épousé la fille Duchesse deBretagne : il donna si grand contentement Sc autorité à fa mo-re , qui étoit de la Maison de Savoie , qu’aufîì il Thonora dutitre de Régente. Ladite Dame fut rigoureuse , Sc traita rude-

( 1 ) Volez fut le détail trop superficiel ves à la Thèse qu’il a posée, & il n’étoiequ’on lit ici concernant Louis XII, l’His- pas tenu à discuter les faits qu’il rapporte,toirede ce Prince,par M. l’AbbéTailhé. Au Mais il nous parent, qu’en général il a tropreste 1 Auteur de ce Discours ne vouloit que envenimé les actions des PrinceíTes dont il«Limer des exemples qui servilícnt de preu- parle.

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