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Tome cinquième.
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__ ioS MEMOIRES

I ^c, I. le Maire; Sc suivant cette résolution l’on mit dehors îc SieurSuge de ^ Sevcr autrefois huguenot , le Conseiller Landreci , Mon-Rouen. sieur de Haute-bruyere , Humbcr, Greffier du Bailliage, & plu-sieurs autres «qui à la première assemblée avoient parlé au préju-dice du parti de l’Union.

Cependant le Sieur de Roussi, qui était en Angleterre, sollicî-toit fort la Reine d’cnvoïer le secours promis à ion Maître , le-quel ne pût être prêt qu’au i 5 Oclobre , Le y eut beaucoup dedifficultés avant que de partir ; mais Walsinghan (1) qui étoitn’aguerres venu de France dont il avait apporte de beaux prè-le n s du Roi de Navarre , résolue ces difficultés, Sc arriva à Bo-logne la veille de Toussaint avec six cents Chevaux , & quinzecents hommes de pied où le Duc de Longuevillc les vint trou-ver , qui les mena à Caen où étoit leur rendez-voas, Sc y arrive-. renr le 10 de Novembre.

Le Roi de Navarre faisoit diligence d’cnvoïer par toutes les -Villes de son parti pour Falsifier en cette entreprise, ce qui succause qu’en peu de temps son armée sut completre , principale-ment de Cavalerie, car d’Infanteric il n’en avoir pas beaucoup,encore tant travaillée que rien plus. Aïant lut la fin du mois deNovembre rendu son armée en l’état qu’il la dcí.roit, il envoïa.quelques avant-coureurs jusqu’à Longboel , Fnnqueville , laFaux, Sc autres lieux proches de Rouen , pour faire quelquesravages , ce qu’ils firent, 6 c brûlèrent beaucoup de belles Mé-tairies appartenantes aux Bourgeois de Rouen , ce qui leur eítun très grand dommage. II fit avancer son artillerie, jusqu’à laFaux , pour eflaïer la contenance des habitans , qui nes’en sou-doient pas beaucoup ; qui fut cause que ne la sentant assuréesi près de la Ville , il la fît ramener à Vcrnon jusqu a ce que letout fut bien disposé , se contentant pour ce coup de les inves-tir , Sc leur fermer les passages. Néanmoins il vouloir sonderleur intention par une lettre qu’il leur écrivit , Sc qui leur futportée par Daniel du Quesnoi , qui se dit Héraut d’armes deFrance , du titre d’Alençon. Le contenu de laquelle nous avonsbien voulu inférer, ainsi que s’ensuit..

Ci) T e Chevalier François Walsingham ,né de parens nobles, & qui fut Secrétaired’tat fous la Reine Elisabeth. On a delui , entr'autres écrits , le Secret des Coursou les Mémoires de Walsingham , Sec. con-tenant les Maximes de politique nécessairesaux Courtisais & aux Minières d’Etat ;

avec les Remarques de Robert Nanton furle régné Sc fur les Favoris d’Fli abeth.Walsingham étoit beau perc du ChevalierPhilippe Sidncy. II a pasié pour un des plussavants hommes de fou temps en Angle-terre.