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Tome cinquième.
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TTî M E M O I R E S

fur.edi 4 Janvier 1591. Le Capitaine saint Arnaud, qui droitSiégé de âe la conspiration, Lc qui avoir le rôle des Partisans du Biar-îtoi'EK. n ois , se sauva , l’on ne íait comment : ce qui donna occasion àMeilleurs du Parlement d’y donner ordre. Ce qu’ils firent parleur Arrêt du 7 Janvier, qui fut publié par tous les Carrefours,contenant défenses à toutes personnes de quelque état, digni-té & condition qu’ils soient, de soutenir directement ou indi-rectement,à peine de la vie, le parti dud. Henri de Bourbon, ainss’en désister incontinent, révéler les conjurations qui se d reste-ront contre le repos Lc fureté de la Ville. Eurent austi publiéesmonitions générales contre ceux qui ne reveleroient les cons-pirations quand ils en seroient avertis. Pour l’exécution d ti-que! Arrêt fut commis Monsieur Martial de Loynes , Conseil-ler au Parlement, qui fit planter des potences par les Carre-fours , pour donner terreur à ceux qui seroient 11 malheureuxque de conjurer contre leur patrie..

Pendant que ces choses le pastoient dans Rouen , Monsei-gneur le Duc de Mayenne étoit à Soistôns pour ordonner sonArmée pour le secours de Rouen , & follicitoit Monseigneurle Duc de Parme qui étoit sur la frontière , attendant encorehuit cens chevaux qui étoient arrivés à Bruxelles, & qui se dé-voient joindre à S. A. près saint Quentin , suivant le mande-ment qu’ils en avoient de Sa Majesté Catholique. Ce qui étoitcause que S. A. tardoit de s’acheminer en ces quartiers, caril y avoir principalement affaire de Cavalerie , car d’Infanterie11 en étoit mieux fourni que l’Ennemi.

Son Altcffe s’achcminant en diligence pour joindre mon-.dit Seigneur de Mayenne , dépêcha au Havre-dc-Grace DomDiego de Roquanova , le chargeant d’aller avertir ceux deRouen du secours qui étoit proche, ce q u’il fit en diligence.Ce qui accrut le courage des Catholiques de telle forte, que leRoi de Navarre qui faisoit donner une escalade du côté de laporte Beauvoisinc y fut si rigoureusement repoussé , qu’il y per-dit plus de cent hommes des meilleurs Soldats qu’il eut. Noncontent de ce , fit amener quatre doubles canons pour battredu côté de Saint Chien; mais nos gens firent une sortie si fu-rieuse , que les canons pensèrent être pris , le Duc de Longue^ville qui étoit de ce côté, ne fut tant faire que d’empêchcrque fa Compagnie ne fût défaite & fa Cornette prise, qui se•yoit à présent à l’Eglise de Notre-Dame.

^in.si que les affaires étoient en tel état, l’on fut que Mon-seigneur