DE LA LIGUE. irr
Côurs , fans prévoïance , fans raison. Ecoutons Homère inter-
f )reté chrétiennement, dire que Dieu aveugle les injustes poures perdre, oç á&roÀíiTÒ Jíoç est’ ixJvtpÀoo'í'io» Et Ammian manuminjicientibus fatis hcebetari hominumfensus , velutinnecem adac-tos , propulsosque in yramAsôp/ay obtundL Ne prenons pas la pei-ne de nous enquérir de leur ab^ès , de juger de leurs symptômes,faire crises fur la façon de leur chute, d’obferver leurs paroxif-mes , expliquer leurs songes. Tenons-les pour inhumés Sc en-terrés , Sc encore ce que l’on tenoit très lamentable autrefois ,en terre étrangère , Le non pas recueillis avec leurs pores. Parmieux, à la vérité il n’y a plus de juítice , de santé , de proportion,enharmonie , puifqu’ii n’y a plus d’ame , ni de vie : c’eít main-tenant un fqnelete, (3ioç dCíoroç , ce qui étoit vitaûs vites , cn estdéplacé à cette heure.
Mais pourtant, cet état ne laissé de retrouver toujours sonetre , Sc son genie de juítice envers fes naturels , légitimes , Scpcrfccts, non monstrueux ni bâtards , ou abortifs enfans. Quipudenda velutparentis advenœ objiciunt , Sc encourent i’impré-cation d’Ariítophane contre Cleon, qui parloir mal de la Ré-publique d’Athènes en la présence des barbares. Deus meliorapiis , erroremque hojìibus ijlum. Truculemiora heee in Pyrrham.Sur eux Sc leurs fauteurs ces présages. Nos oreilles font à meilleurusage que pour avoir le bruit de ce langage parricide , dXhífx-rd. JV yWíTaé’fjr/ 5 tcù tíœm xoapov dCidov . Usons de l’obfervationattestée par les augures anciens à leur confusion , neque dirasrives , neque ulla auspicia pertinere ad eos qui quamque rem ingre-dientes agnofeerese ea & excipere negaverint , prout queeque ac-cepta fint osìenta , ita & valere , que je ne m’adreíTe plus à ceuxqui vieillissent en leur déloïauté , qui s’y font obstinés, Sc def-quels le supplice fe volt Sc verra exemplaire , pour nous con-firmer au devoir. Us feront comme stériles de toutes bonnes ac-tions , aussi dépourvus de toute belle constance , ils nous serontune seconde femme de Loth transformée en statue de sel fur lechemin des pastans , Sc verra-t-on que leurs efféminées doutesLc défiances les auront rendus arides , Sc fervans seulement kcet avertissement. Me intuens , pius ejlo , Je parle pour quicon-que sentiroit quelque petite estorce Sc déboîtement en son ame,de la constance Sc générosité Françoise, qui en craindroit quel-que pieee disloquée en foi. Si que comme celui qui passe furune planche au dessous de laquelle roule un torrent, s’il y bais-se l’œil, s’il y fiche fa vue , ce murmure ondoïant lui troubleraTome K, Q
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Remonte.DE M. DEl’Estre.