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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. i 33

savoir réservé à cet effet, que par autres moïens humains. N’est-ce pas en peu de mots décrire le Roïaume de France , auquelceternas opes & imperium fine fine dédit ? Et que l'on ne me die

Í ioint que celui a été de plus longue halene, Sc s’est trop plusonguement gardé que nul des autres : car l’expédient pour lerendre immortel est s’attacher Sc s’incorporer aux effènees im-mortelles , faire souche avec elles non lujcttes à mutation. Inphyfìcis enim cum tempore mutatio , non in metaphyfìcis , dit lePhilosophe. La fin est pour la nature , & n’atteint jamais les pu-res fur-naturels : les temps font pour les choses caduques Sc su-jettes à déchoir , ils ne fe mesurent pas en ce qui doit être àtoujours , c’est à-dire, aboutir au même moment que la consom-mation de ce lìecle, Sc se rendre lors dans l’éternel Empire desFidèles Sc Croïans, élus avant les temps.

Jufqu’alors Dieu accablera les violons usurpateurs, Sc répri-»meta les injustices publiques , puisque c’est son plan , acfiancto -rum hereditas in œternum : que c’est cet Archigallus blanc , queCommanda Pythagoras de garder , duquel sc souvint Socratesmourant.

Et vu que même ès autres périffables dominations il fait luirequasi toujours fa justice au secours des vrais Seigneurs , Sc tireà bas les Tyrans, par le contre poids de cette devise qu’avoietant à la bouche l’EÎecteur de Saxe : Tandem bona causa triumphat 9comme vérifie Aristote à fil d’années , que les mieux policéesSc plus tolérables occupations d’Etats n’ont pas été endurées plusde cent ans ; il le lit en celle d’Hieron , Gclon Sc prou d’au-tres , ajoutant que la netteté de l’airain , duquel les statuesd’Marmodius Lc Aristogiton furent fondues, étoit si brillante yqu’éclairant tous autres à délibérer le même contre telles inva-sions , elle fa i foi t être merveille, voir, ficca morte , fine cede &'sanguine , vieillir un Tyran.

Quant aux injustices privées , le Magistrat y est pour y pour-voir , qui doit se ra mente voir qu’il est ce Cherub , ( ausiì bieitce nom signifie Magistrat ), que vit Ezcchiel au Temple qui luifut montré , aïant deux faces , l’une d’homme Sc l’autre delion , Sc près de chacune une palme bien ver dosante, Sc de làconnoître qu’il faut que constamment il paroiffe aux uns douxLe débonnaire , aux autres âpre Sc íevere , pour expier par unejuste punition , ce qui pourroit provoquer le Souverain à cour-roux, oiyJ.tipÓTccí^ iv izd vot/}í~u'> roï'ç fxvi À-yoiç 7n:ipcc ’áçt ro7ç:dípyoiç 7 tctr-fi y dit très bien Menander. Et pourtant s’il ne s’cct

159a.

Remon-trance DEM. de t'Es-