1591.
Rimontr.
DE M- DE
l’Estre.
,38 MEMOIRES
dence de ce qui seroit trop remonté, non eorum qutz os ìnpul-vere servant , comme parle le Prophète.
Ainsi est-il que nul ne meurt au déchet de fa maladie , nijz.illi frigefcant prcecordia , & que le cœur ne lui faille, disent lesMédecins. De quoi il n’est pas si aisé de défendre un petit hom-me qu’un corps politique, auquel les maladies ne font pas si ai-giies; jtpowxo/ [mv 7tÓMù)v vóaoí , elles font toutes à temps, &Cprêtent plus de loisir au secours, & l’occasion n’en est pointtant preísiVe & urgente. II y a plus à forcer , & plus de contre-batteries Le de barrières , qu’en un petit étui. Pour cela, remar-que Aristote, l’Elephant être de longue vie. Or, pour en cctétat y rédifier toute santé , toute justice, caput ejl nojse rem pu-blicam & pervadentis morbi profluvium comperijse.
Car qui aura observé que cette maladie n’a source que d’unehumeur mélancolique, bilieuse, noire , telle qu’en ceux qui fenommoient Lymphatici , Fanatici , ac non falja imagine emen-titi Corybantes , qui, íe feignants surpris de Religion, cou-roient iurieux de Temple en Temple : vu que ceux-ci pourtout le prétexte qu’a prévu Jeremie en leur semblables hypo-crites , crient le Temple du Seigneur, le Temple du Sei-gneur.
Qui aura , dis-je, fondé que ce leur est une passion fumeuse,portée per auvê'r^oputv des hypocondres & parties viles , basses,òc charnelles au cerveau : II entendra en même temps Hippo-crate réfuter & réjetter tous ces doucereux empiriques , & leurdire que cette intempérie veut pour fa cure des remedes fortvehemens , qu’il appelle iActrípict %cct , c’est-à-dire vedia-
ria s de leviers, & d’une violente agitation. 11 lui orra direailleurs , qu’en telle indispositions épidémiques & pestillentes ,il faut hardiment purger le dedans par éduction, & le dehors
F ar frictions, toutes deux rudes : la lenteur mouveroit le mal ,irriteroit, & ne le réfoudroit pas. Et de-là il ne tarderoit guè-res à inférer, qu’il faut que la rigueur ouvre l’entendement, lesens poíìede l’intellect , qui fe peut facilement raíïòir par deuxaisées considérations.
L’une, selon l’expédient qui profita à Théophile, pour parlecommandement de î’Empereur Théodofe, détruire les Autels del’Idolomanie, premier aux imaginatives, 8c de-là aux Cabinetsdes Païens, qu’en leurs Temples.
Car, quand il leur fit toucher au doigt 8i à l’œil l’horreur de
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