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Tome cinquième.
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• M á M E M O LR.E S-

1590. Près de quatre cens Lansquenets du Régiment dû CoIoneEDìhaitedes Schevaw ont été pris prisonniers r &.renvoies avec la baguette 1Iorjuins, blanche fous leur foi de ne porter les armes d’un an contre leRoi , Messieurs de Strasbourg , & mondit Seigneur , lequel,fous cette promesse , a baillé son passeport au Sergent Major.'dudit Régiment , nommé Nicolas de. Granyilliers qui les re-conduit

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Avertissement;.

T / E Discours précédent montre le malheur de la Ligue & de ses Adhéranten la frontière de Lorraine. En ce même temps les Espagnols pour répara-tion de leur honte & perte, essaïerent de s’emparer de Bayonne, à l’aide 1d’une puissante Armée de mer Sc sur terre aussi. De longue main le Gou- ■verneur de Fontarabie y avoir intelligence pour son Maître avec un Méde--cin demeurant à Bayonne, surnommé Blancpignon , lequel recevoir sou- -vent Lettres de.lui enfermes couverts 5 c. pris de la Médecine pour ache-miner Lassaire , qui consistoit en surprise de la Ville & extermination detous les Officiers & Serviteurs du Roi en icelle (1) : Ce Médecin s’enten-doit avec un Espagnol habitué ddssez long-temps en icelle. Ville , Sc ces •deux avoient acheminé une horrible trahison si avant , qu’une flotte dequelques vaisseaux, &c une Armée par terre étoit prête à l’exécution , quand ■Dieu voulut que le laquais envoïé de Fontarabie avec Lettres parlant de mé-decines Sc saigner la Malade , fut surpris par le Seigneur de la Hilliere „.Gentilhomme prudent, 5 e Gouverneur de Bayonne ; lequel aïant fans delaisaisi le Médecin & LEspagnol, en peu d’heures éventa terute cette mine.Mais ce qu’d délibéra là-dessus , qui étoit de donner une strette aux En-trepreneurs , ne put être exécuté à cause de Lobstinée résolution de LEspa-gnol prisonnier , lequel ne voulut écrire les Lettres qu’on requérois de lui B •ains aima mieux mourir que de servir de piège pour attraper ses Compa-gnons, 5 c fut décapité- publiquement avec le Médecin (a) : dont s’enfuivitla dissipation de L Armée Espagnole de ce côté-là.. Ce qui avinr au. moisd’Août 5 c ès suivans de Lan 1591.

Au reste, le suivant Discours fera voir la misérable fin de Lun des plus nredoutables Chefs de la Ligue. Nous le proposons comme les autres Ecrits, .à savoir selon que dès lors il fut publié par impression, 5 c pour mémoirebien remarquable à la postérité.

’■ D) Ce Médecin disoic, en termes de son Champagne. Is ne fut point exécuté pour -Art, qu’il étoit nécessaire de faire promp- cette conspiration, comme on-le dit ici. IItement une saignée abondante pour la gué- vécut méme ros longtemps depuis , & jus.tison dc la.maladie prétendue, donc il par- qu’à l’âge de 80 ans. iCote-delaTradutl.de->'Jeit. i'ihjl. de M, de Thoit ì Ltv. 103,.

£1) Blancpignon étoit natif de Tropes en -