DE LA LIGUE.
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Avertissement*
F i F.s Parisiens, réchauffés par les Remontrances des uns aux autres, crièrent& importunèrent ranr , qu’une Assemblée de Ville fut tenue, de laquellenous avons retiré ce qui s’enfuit.
REPONSE
FAITE PAR LE DUC DE MAYENNE,
En V Assemblée générale tenue en la Maison de Ville de Paris ,le jeudi 6 Novembre , fur la proposition de paix conclue en fanabsence , & depuis ce z6 Octobre*
A^E ssieurs,
J’ai écé averti qu’il s’étoit fait ici quelques propositions d’en-vo'rer vers le Roi de Navarre , pour traiter avec lui. Ce que j’aitrouvé fort étrange , pour être chose fort contraire a ce qu’a-vons par ensemble juré. Toutesfois je ne i’impute pas à aucunemauvaise volonté qu’aient ceux qui l’ont proposée, ains à lanécessité très grande que chacun de vous peut avoir. Mais vouslaver tous que j’ai délibéré faire affèmbler les Etats dans cemois , pour pourvoir au général des affaires , Sc au particulierde votre Ville. Vous savez combien de Princes , Seigneurs &CVilles , se font unis avec nous , desquels nous ne devons , nipouvons honnêtement nous départir : aussi votre condition se-roit beaucoup plus mauvaise de faire vos affaires fans eux. J’es-pere que tous ensemble prendrons quelque bonne résolution ,pour laquelle exécuter , sans avoir aucune considération de monantcrêt particulier ; j’exposcrai ( comme j’ai dit ci-devant ) pourvotre conservation, très librement mon sang Sc ma vie. Mais ce-pendant je prie ceux qui ont fait telle proposition , de s’en vou-loir départir : Sc s’ils ne le faisoient , j’aurois occasion de croire,qu’ils font mal affectionnés à notre parti , Sc traiter avec eux-comme ennemis de notre Religion.