,8r MEMOIRES
——" " voïant qu’ellc ne pouvoir erre ouverte de quelque temps , (c fie1 59 1 ‘ apporter une échelle, où lui & quelques-uns montèrent; & après,
Pifa lSt D E P orte ouverte , donna passage à ceux qui le suivirent , lesquelsfirent retirer tous les ennemis dedans une forte tour proche dela derniere porte , Sc au même temps que les nôtres entroient,les Sieurs de Folquetiers Maître d’Hòtel de mondit Seigneur,Sc de Tenot, furent tués d’une même moufquctade , aïant Tc-not par son courage surmonté ce qu’il y avoir de plus difficile.Là fut aussi tué le Capitaine Camus : le Sieur de Caumont fortblessé d’une pertuisane, Sc Equancourt d’un coup de pierre ;Marri, Dcguyot, Betu, du Sault, 8c plusieurs autres aulsi bles-sés. Mais il ne se peut omettre que Tenot faisoit extrêmementbien, renouvellant découragé, ainsi que le péril croissoit. Ontaussi fort servi les Sieurs de la Perrière Sc la Tour qui y entroient,ainsi que quelques-uns des blessés sortoient , quoiqu’il y eût unextrême danger. Enfin sur le midi , deux qui s’étoicnt retirésdans ladite tour se rendirent prisonniers de guerre, de forte quela Ville haute fut réduite en l’obéissance du Roi. Ceux quicroient en bas , étonnés de tel esset, y mirent le feu , Sc saisisd’cssroi s’cnfuirent. Plusieurs particularités font omises : maisil se peut juger quelle a été laffi fiance de Dieu Sc le couragequ’il lui a plu donner à ceux qui y ont servi Sa Majesté : où sagrande faveur s’est manifestement montrée , même à l’endroitde Monseigneur , autant ou plus grande qu’en nulle autre af-faire qu’il ait entreprise : quoique parmi le doux , l’amer se soitmêlé. II faut esperer que sa divine bonté continuera ses faveursaux effets qui suivront, s’il lui plaît, jusqu’à ce qu’il lui ait plurétablir ce Royaume en une bonne Sc heureuse paix, à la ruinede ceux qui y ont fait mettre la guerre.