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comme il montre y avoir du tout le cœur , Lc qu’il n’a autre am-bition que celle-là.
Qu’on pourroit dire que son dessein étant tel, il n’cut pointtant demeuré sans passer en France, ni délaissé Rouen , si long-temps assiégé, fans le secourir. A quoi il répond qu’il a toujourseu avis assuré qu’il ne sc pouvoit si-tôc perdre, tant pour la forcede la Ville , que pour la bonté de tant de gens d’honneur quiétoient dedans pour la garder, Le qui plus est:, il n’avoit pasle moïen de garnir en même temps son Gouvernement de for-ces , Le en lever d’autres pour l’accompagner , comme il con-venoit.
Que si alors aussi il eut 1 aille ses Gouvernemens, ils demeu-roient en proieàl’ennemi, aïant Lesdiguiercs résolu avec M. deMaugiron Le le Colonel Alphonse , qu’il passeroit le Rhône aVienne , Le viendroit dans le Lyonnois prendre quelque Place ,qu’il devoir faire fortifier pour attendre un Siégé de lix mois.Laquelle délibération ledit Sieur de Maugiron lui a depuis con-firmée.
Puis , il a toujours eu opinion que le différer fait pour M. deMayenne, & par plusieurs fois il l’a supplié de ne rien précipiter,le ìaistant cependant de deçà gagner pais , Lc acquérir par cemoïen réputation au parti.
Que quand il scroit parmi les Etrangers , toute la gloire leurdemeure des exploits qui s’y font ; ou quand il exécute quelquechose de deçà , on dit pour le moins que c’est oeuvre d’un frere deMonsieur de Mayenne ; Le acquérant quelque crédit, il en auraplus de moïen de le servir.
Ledit sieur Baron croit aussi que c’est pour quoi il travaille ,car il lui dira que si les Espagnols étoient résolus de ne plus dif-férer les Etats, 6c que par force il convînt maintenant les assem-bler , il s’y trouvera Lc en bonne foi Lc parole , se vantant bicrrd’y mener des Seigneurs Lc personnages de tant d’autorité, qu’ils12’auront pas la moindre vogue en l’Assemblée fèc pourra monditsieur de Mayenne s’assurer qu’ils feront tout ce qu’il voudra, &;dépendront de lui seul.
.C’est la raison pour laquelle il l’a tant de fois supplié, Lc en-core le supplie, de ne le point mander en vain ; car aïant faitobliger ces Messieurs de le suivre quand il les mandera, Lc dei’assister de leur présence Lc voix ; il ne se promet pas de les pou-voir retenir davantage , ni aïant nul d’entr’cux qui n’ait mai-sons à conserver, ôcla plupart femmes Lc famille, à ne voudreit
pas