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Instruct.nu Duc n iNemours.
188 MEMOIRES
lequel lui aïant dit tant de difficultés qui empêchent fa gran-deur, il ne voit pas de qui il puiíîe avoir plus de fureté pourlai, de bien Le d’honneur pour les siens , Le plus Rétablissementde son autorité Le crédit, que faisant pour Monsieur de Ne-mours : car outre les raisons ci-dessus dites, il fe pourroit ré-server tout ce qui lui plairoit, Le telle autorité qu'il vou Jroit :Et afin de la mieux fonder , il scroit besoin que ledit Présidentfût Chancelier , Le à tous les autres serviteurs de Monsieur deMayenne , qu’il connoît ne dépendre que de lui , leur donnertoutes les principales charges Le offices , ne laiíìant a Monsieurde Nemours que le nom de Roi , Lc les armées en campagne.De quoi ledit Sieur Baron s’assure qu’il feroit plus que con-tent, aïant (comme dit est) tout son cœur aux armes & à laguerre.
O
Avertijfement.
0>E jeune Prince , poussé de mêmes pensées que quelques autres Chefsde la Ligue , ne concevoir que hauts deileins en ce temps- là, tenant deprès ceux de Lyon & des environs. Mais les affaires y prirent tout autre plique plusieurs ne pensaient, dont s’ensuivit, en peu de mois après , la totaleruine du Duc de Nemours, & finalement fa mort avant l’âge , comme iifera dit en son endroit ci-après.
Or, comme les Ligueurs fe promettoient grands choses de leur Asiem-blée des Etats de Paris, & les Partisans Espagnols fe confioient que leDuc de Parme retourneroit pour la troisième fois avec une puissante Armée,pour faire un grand effort , qui couvriroit la honte des deux voïages pré-cédents , & assureroit la Couronne de France ou au Roi d Espagne , ouilïniante sa fille, qu’on marieroità quelque beau Prince de la Ligue : lamort coupa le filet à la vie Sc aux entreprises du Duc de Parme. De quoi Scde ce qui s’ensuit, nous présentons un Bries récit , dressé lors par un per-sonnage bien versé en la connoissance des affaires d’Etat.