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Apologie
xistans.
1 i5 MEMOIRES
des. Apôtres , te par Irénée, fidele Evêque de Lyort. Par oîi6e auslì par les persécutions qui exercèrent depuis l’Eglisc , fousroi'RLEsp G RO- les Empereurs Severe , Dece , Valcricn , Aurelien, Diocle-tien, 6e autres , cette querelle fut aucunement refroidie, juf-qu’à Sylvestre,vivant fous Constantin le Grand, lequel donnala paix aux Chrétiens. Mais tant lui qu’autres Empereurs quile suivirent ( si l'on doit ajouter foi à plusieurs écrits humainsqui fe trouvent ) hausterent auffi le cœur aux Evêques de Rome,6c leur donnerent plusieurs moïens de parvenir à leur intention :peu prévoïans la breche 6c plaie dangereuse qu’en devoit rece-voir même la Majesté Impériale.
III. Ce désir de dominer fur tous les Evêques de la terre , fevit depuis égal en aucuns Patriarches de Constantinople à celuides Evêques Romains ; estimant les uns 6é les autres que cethonneur terrestre leur fût dû à raison de la dignité des Vil-les capitales où ils avoient leurs Sieges ; l’Evêque de Romeplus âpre 6c ardent toutesfois en cette poursuite , à cause deí’antiquité de la Cité. Et aussi qu’étant éloigné du trône Im-périal , il étoit en quelque plus grande liberté de couvrir 6c co-lorer fes conceptions 6c desseins, Tant y a que cette contentiondura entre ces Pasteurs en l’Eglife Chrétienne plusieurs siécles,tantôt plus, tantôt moins découverte, tant qu’outre la préten-tion de Victor fufmentionné , renouvellée , 6c enfin appoin-tée au Concile de Nicée'(i), il fut débattu long-temps , quei’Evêque de Rome devoit avoir la connoissmce suprême de tou-tes causes Ecclésiastiques, ce qu’i-i essaïa de gagner au Concile deCarthage, parproduction d’actes faux6c supposés du Concile deNicée susdit : lesquels furent contredits 6c réprouvés par ícsEvêques d’Afrique , lui débouté de fes prétentions , 6c admo-nesté ( 2 ). Et advint en ces contentions que Grégoire I, débat-tant contre l’Evêque ou Patriarche de Constantinople Jean ,fur cette querelle , où il voioit que son adversaire avoir plus de6c d’audace , & aussi plus défaveur que lui, fut con-
courage
motif qua i’Auteur lui prête ici si gratuite-ment. Les sages remontrances de plusieursgrands Evêques modererent son zele.
(1) Le Concile dc Nicée, aslembi. en lan, ordonna que la Fcte de Pâque sûrfixée au Dimanche après le 14 de la Lune.
(1) Le Concile de Carthage est celui dela U 9 . Ce fut le Légat du Pape Bonifacequi y proposa les Canons da Concile de
Sardique, fous le nom de celui de Nicée :ce qui causa quelques contestations avecles africains, qui ne connoisfoient pointces Canons prétendus de Nicée. Ils envoïe-rent à Constantinople & à Alexandrie pouren avoir les vrais aétes. Ils firent aussi, ou.plutôt reuouvellerentjjé Canons faits aupa-ravant.
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