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ApologiejourlesPuo-
1E5TANS.
t 3 3 MEMOIRES
les vieilles cérémonies de i’anciennc Loi finies en Jefus-Christqui ne veut plus que l’on s’amufc à la terre ? ou plutôt les va-nités Sc superstitions païennes en leurs damnables sacrifices?Notamment puisqu’cn icellcs entre la tourbe Romaine l'on re-connoît sainteté, mérites à les donner , expiation des coulpcs àen user , Sc mille autres vertus ?
XIII. Les Papes , uíans de leurs facultés Lc souverains pou-voirs, ont adjoint aux deux Sacrcmens institués par le Fils deDieu , cinq autres cérémonies, fous même nom de Sacremens,dont aucunes font de nécessité., autres remises à la volonté despersonnes, La Confirmation (i ), cérémonie supposée au lieudes Catéchismes anciens ; le Mariage , acte, Sc contrat, partiereligieux , partie civil ; l’Ordre de Prêtrise, Sc autres degrésEcclésiastiques , qui font de particulière vocation ; le Sacre-ment de Penitence, qui implique la Confession Auriculaire,Lc l’Extrêmc-Onction. Entre ces actes, la Confession Auricu-laire est comme nécessaire entre ceux qui leur font soumis, Scen font une dépendance principale de leur ministère, qui don-ne cause à leur puistancc de lier Sc délier , pardonner Sc absou-dre : mais cette curiosité d’entcndrc par le menu les péchésdes hommes, n’est point de l’ordonnance de Jefus-Christ, Scne s’est vue aucunement en ses vrais Ministres. Bien vcut-ilque chacun sc çonfeííe pécheur devant Dieu , qui ne réprorhepoint, mais pardonne, Sc ne veut pas pourtant que l’on dissi-mule ícs faits scandaleux, Sc requérans réparation exemplaireen édification de l’Eglisc. Mais qu'est - ce qu'a de semblablecette Confession privée ? Elle est ancienne, à la vérité, Sc n’apas été seulement en l’Eglisc Latine , mais on l’a estimée choseindifférente ( 2 ), Sc qui s’est pu abolir en certain temps , pourl’abus d’icelle , comme le testifient les Histoires. Elle a néan-moins été relevée Sc reprise très volontiers par nos Evêquesuniversels , Sc étendue par tous les endroits de leur domaine ,comme artifice servant à leurs desseins , Sc accommodant leurssuppôts. Car , par-là ils présument savoir tous les faits , voireles pensées des humains, Sc font valoir la pénitcncerie , tant à
( c) La Confirmation est un Sacrement tcur ajoute pour décrier la Confession Au-de l’Eglife , non une Cérémonie ; elle ne titulaire n'est pas plus sensé,supplée point- à l’instruction ; Sc c’est une (i) II est faux c|ue la Confession Auricu-calonrnie de dire qu’elle dispense des Ca- laite ait jamais cté regardée comme indif-téchifmes , puisqu’au contraire on instruit férente. L’Auteur allègue les Historiens,lés enfans avant que de les admettre au fans en citer aucun , & il fait bien ; touteSacrement de Confirmation. Ce que l’Au- f Histoire dç l’Eglise 1c dément.